Résumé

Ikôn basilikê. (15 décembre.) (1835)

La froideur n'est bonne nulle part; je plains le vieillard qu'elle glace, mais je méprise le jeune homme qui en fait parade. Un jeune homme qui se fait indifférent ou égoïste, c'est comme un arbre qui dirait au printemps (si les arbres parlaient encore) : Ne m'apporte ni feuilles ni fleurs, ni parfum ni verdure ; je veux rester sec et mort... Eh bien, dans la jeunesse de France , il y a un homme qui n'a pas vingt-cinq ans, et dont nous ne savons pas un trait , un élan , un mot qui dise le jeune âge. Une fois un Bonaparte lui a dit : Tu traînes un long sabre; voyons si tu as du coeur!
Source : Gallica

Ikôn basilikê. (15 décembre.) (1835)

Aux fers que chaque jour vous savez nous forger ; Buvez au choléra , buvez à la misère ! Les peuples trop heureux sont prompts à s'insurger. Buvez donc à la France, eu cent lieux inondée
Du sang de ses nobles enfans !
Buvez à la triste Vendée , Livrée, indigne proie, au fer de vos brigands !
Et non loin du champ de bataille , Où sous vos propres coups vos frères ont péri , Buvez à vos héros , tombant sous la mitraille , Dont vous avez noirci les murs de Saint-Méry.
Malheureux ! buvez à vos crimes ;
Buvez à notre long chagrin ;
Buvez au deuil de vos victimes
Source : Gallica

Ikôn basilikê. (15 décembre.) (1835)

Des hommes transfuges de nos rangs , des hommes que la royauté avait accablés de ses bienfaits, en trahissant leurs sermens , ont trahi à la fois l'honneur, la patrie et la liberté. Ce sont eux qui ont empêché que la royauté n'en appelât aux armes. Ah ! si le cri des combats se fût fait entendre , l'armée fidèle eût défendu ses drapeaux; la Bretagne, la Vendée, noble avant-garde de la noble patrie, eussent armé leurs bataillons, la victoire eût été pour nous ; et si la fortune eût abandonné notre cause , nous fussions morts en combattant !
Source : Gallica

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