Résumé

J. Michelet Décadence morale du xviie siècle…

Elle se tourna vers Pirot, et elle lui dit avec un visage à faire pitié : « Monsieur, voilà une étrange curiosité ! »
Le tombereau qu’on avait amené était un des plus petits de ceux qui servent à porter les ordures. Il était impossible d’y tenir quatre. Le valet fut dehors, appuyé sur le bord extérieur, les pieds sur le cheval qu’il conduisait. La Brinvilliers et le confesseur étaient au fond sur la paille, repliés à l’étroit, et le bourreau debout. Elle paraissait navrée de son ignominie, non pour elle, mais pour son mari, frémissant de la honte qui allait retomber sur lui.
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J. Michelet Décadence morale du xviie siècle…

Une doctrine bien autrement profonde et bien plus dangereuse, celle du quiétisme (de la suprême quiétude) , avait été, dès le commencement du siècle, importée par l’illuminisme espagnol. L’Espagne morte enseigna à la France le dogme de la mort de l’âme : doctrine qui tentait par sa simplicité ; elle dispense de la casuistique. Pourquoi ce grand travail pour chaque cas particulier, cet art laborieux de diriger l’intention par les détours de l’équivoque ? Qu’on endorme la volonté, il n’y a plus d’intention, plus de responsabilité, plus de péché.
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J. Michelet Décadence morale du xviie siècle…

« Penautier est trop riche pour être condamné. » Mme de Sévigné, qui paraît penser de même, dit qu’un monde entier travaillait, remuait ciel et terre pour lui. Il n’avait plus à craindre que les indiscrétions de la Brinvilliers appuyassent la veuve Hanyvel. Dans son accusation tardive, celle-ci n’avait plus de témoins à citer ; elle-même s’était d’avance ôté crédit par un déplorable traité avec celui qu’elle accusait. Sans fortune, ayant des enfans, se voyant ruinée par la mort inattendue de son mari, elle avait composé avec l’homme qu’on soupçonnait de cette mort.
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