Résumé

Portrait de Jean-Baptiste Lautard Jean-Baptiste Lautard Mémoire sur l'olivier , par M. le Cher Gouffé de Troisvilles… (1823)

Quoique cet arbre précieux soit au rang des premières richesses végétales, nous sommes loin cependant de vouloir comparer son produit à celui des grains dont la culture est générale, ni même au produit de la vigne, qui, croissant partout où croît l'olivier, prospère encore dans des climats où celui-ci ne peut exister. Incapable de résister aux excès du chaud et du froid , l'olivier ne vit que sous des zones tempérées; c'est au centre de ces zones qu'il se plaît et qu'il s'élève à la hauteur des futaies; c'est là qu'il est l'objet de la principale culture et une abondante source de richesses.
Source : Gallica

Portrait de Jean-Baptiste Lautard Jean-Baptiste Lautard Mémoire sur l'olivier , par M. le Cher Gouffé de Troisvilles… (1823)

Faites choix de rejetons jeunes, mais hors de l'enfance. Que leur souche soit saine et pourvue de racines, s'il est possible; que leur tige droite ait, vers le milieu, 36 centimètres de circonférence , et que leur écorce soit unie et luisante.
Pour être assuré de leur race, tirez de préférence ces rejetons des propriétés voisines. Ceux qui viennent de loin ont nécessairement dû souffrir, dans le transport, du vent, du froid et du soleil; ils ne vous offrent aucune sûreté de leur race, et vous exposent souvent à la nécessité de les greffer, ce qui retarde leur produit au moins de deux années.
Source : Gallica

Portrait de Jean-Baptiste Lautard Jean-Baptiste Lautard Mémoire sur l'olivier , par M. le Cher Gouffé de Troisvilles… (1823)

Depuis 1709 jusqu'en 1820, le froid a fait périr cinq fois les oliviers en Provence. Frappés de la gelée subite qui eut lieu à la première de ces époques, ils succombèrent presque tous,; ceux qui survécurent, n'ayant plus de vie que dans leurs racines, furent rabattus sur leur souche. Pienouvelés, ou régénérés par leurs rejetons, ils essuyèrent de nouveaux désastres dans l'hiver de 1769 à 1770. Les rigueurs du froid de 1789 obligèrent de nouveau les propriétaires à les couper fez-terre.
Source : Gallica

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