Résumé

Jules Labarte Recherches sur la peinture en émail dans l'Antiquité et au Moyen âge (1856)

Au treizième siècle, la fabrication des émaux acquiert un grand développement dans cette ville. Cela tint au changement qui s'opéra dans la manière de disposer de l'émail. L'or, dont les Grecs faisaient, usage dans leurs émaux cloisonnés, se prêtait par sa malléabilité à l'emploi de feuilles d'une ténuité extrême, et ces feuilles, découpées en bandelettes, pouvaient épouser, sous la main d'un artiste habile, les contours les plus délicats du dessin sans conserver trop de roideur. Il en était tout autrement du cuivre travaillé par le procédé du champlevé.
Source : Gallica

Jules Labarte Recherches sur la peinture en émail dans l'Antiquité et au Moyen âge (1856)

L'opinion de l'artiste a confirmé la nôtre. Après un examen attentif à la loupe, il est resté convaincu que les matières encadrées dans les cloisons d'or, qui dessinent le petit épervier symbolique, sont des émaux fondus dans les interstices du cloisonnage et polis après la fusion. L'éclat et la transparence qu'elles ont conservés après tant de siècles ne peuvent évidemment appartenir qu'à de l'émail, et la loupe permet de reconnaître qu'il n'y a point là de mastic ni de rabat du métal pour retenir des verroteries découpées à froid.
Source : Gallica

Jules Labarte Recherches sur la peinture en émail dans l'Antiquité et au Moyen âge (1856)

L'émail, incrusté par le procédé du champlevé, brille dans les colonnettes, dans les arcades plein cintre faites d'une seule pièce, dans toutes les parties, en un mot, de ce riche monument. Les sujets épargnés sur le cuivre et finement gravés n'ont rien conservé de l'art grec ; ils appartiennent entièrement par le style à l'art allemand. Quant aux émaux, la perfection avec laquelle ils sont traités, prouve que l'art de l'émaillerie était depuis longtemps pratiqué en Allemagne.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature