Résumé

L. Salle Souvenirs d'un demi-siècle racontés par un grand-père à son petit-fils (1858)

Je me mis à courir, dès le matin, par un froid assez vif; aussi trouvai-je à la porte Sainte-Croix, une grande garde accroupie autour de deux immenses feux de bivouac allumés entre la porte et le pont et alimentés par les arbres des allées qui avaient été abattus de distance en distance. Pendant que j'étais là, il se présenta un officier d'état-major, suivi d'une escorte de cavaliers; lequel venait de pousser une reconnaissance sur la route de Vitry.
Tout le poste prit les armes pour le reconnaître avec le cérémonial usité en présence de l'ennemi.
Source : Gallica

L. Salle Souvenirs d'un demi-siècle racontés par un grand-père à son petit-fils (1858)

Ils marchaient entre cleux lignes de soldats Russes, et à leur tête s'avançait fièrement un chef d'escadron de l'artillerie à cheval de la garde impériale. En un instant cette colonne remplit la rue de Marne, et bientôt la population les entoura, en leur prodiguant les témoignages du plus vif intérêt. Dans ces circonstances, ce sont les femmes surtout qui se distinguèrent par leur dévouement, si non à la patrie, au moins à ses défenseurs malheureux.
Source : Gallica

L. Salle Souvenirs d'un demi-siècle racontés par un grand-père à son petit-fils (1858)

Précisément, le jour du mardi-gras, nous n'avions pas de logements. Le dindon est mis en broche, rôti et servi sur la table. Dans ce moment, un escadron de cosaques arrive dans la rue, met pied à terre et établit là son bivouac, en attachant des chevaux aux tourniquets des volets et à la poignée de la porte. Les mouvements de ces animaux nous faisaient toujours croire que les cosaques cherchaient à entrer. La circonstance était critique et le rôti compromis. Enfin, on frappe définitivement à la porte : vite on enlève le dindon qui était plus facile à cacher que de son vivant et on ouvre.
Source : Gallica

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