Résumé

L. Simonin Les Carrières de marbres de l’Altissimo et de Carrare

Nous avions atteint à cette altitude le niveau de la carrière du Giardino, située derrière nous, et qu’un pan de montagne, qui se déroulait comme un gigantesque rideau, masquait entièrement à nos regards. Il y avait quatre heures que nous montions ; le sentier, de plus en plus raide et étroit, pendait sur l’abîme, et nous avions hâte d’arriver. Le temps, fort beau le matin, s’était couvert à cette hauteur, comme il arrive quelquefois. Des vapeurs, d’abord presque invisibles, s’étaient formées au bas des montagnes, et, s’élevant, n’avaient pas tardé à devenir plus denses.
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L. Simonin Les Carrières de marbres de l’Altissimo et de Carrare

C’est des contreforts de ces alpes littorales que Massa tire ses marbres blancs et veinés qui essaient de faire concurrence à ceux de Carrare et de Seravezza.
La ville de Massa est bien bâtie. Ce sont partout de belles maisons aux vastes fenêtres, aux balcons de fer s’ouvrant sur la rue. La grande place, plantée d’orangers, est ornée d’une pyramide de marbre blanc où on lit qu’en 1848 comme en 1859 Massa a été la première à adopter les idées nouvelles. Les citoyens du pays, sous ces ombrages odorans, devisent des affaires publiques comme des bourgeois du moyen âge.
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L. Simonin Les Carrières de marbres de l’Altissimo et de Carrare

Là s’étend une vaste campagne qui, sous le ciel clément de l’Italie, est un véritable jardin. Des fleurs de toute espèce, aux couleurs vives et variées, s’épanouissent autour des gracieuses villas ; le long des murs l’oranger s’étale en espalier, et marie le ton doré de ses fruits au vert sombre de son feuillage. Des deux côtés de la route qui conduit de Seravezza à Pietra-Santa ou à la station de Querceta, et de là au port d’embarquement des marbres, ce ne sont que bois d’oliviers.
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