Résumé

Portrait de Plaute Plaute,  La farce de la marmite (1909)

“ Mais voici la chose, Letoton chargé comme un bardeau. Il apporte, en effet, la bienheureuse marmite.
Rentre Letoton. Il tient comme un enfant la marmite entre ses bras.
LETOTON. — Louveteau, je te ramène ici une marmite pleine d'or quatre livres pesantes. Ai-je tardé ?
LOUVETEAU. — Hourrah ! que vois-je ici ? Dieu juste ! Quel trésor ! Deux, trois et quatre fois six cents philippus d'or! L'Estimé! L'Estimé! L'Estimé!
GRAND'LARFESSE. —L'Estimé! L'Estimé.
L'ESTIMÉ. — Quoi ? Que me voulez-vous ? Quoi ?
LOUVETEAU. — Descends au plus vite. Les dieux sont avec toi, nous avons la marmite.
”
Source : Gallica

Portrait de Plaute Plaute,  La farce de la marmite (1909)

“ L'ESTIMÉ. — Les dieux veulent de même que je te fasse périr chez moi, les pieds dans un nervus.
LOUVETEAU. — Ah, ne dis pas cela !
L'ESTIMÉ. — Comment ? Oser sans mon aveu toucher à ce qui m'appartient !
LOUVETEAU. — L'amour en fut la cause et le vin généreux.
L'ESTIMÉ. - Homme très dévergondé, avoir le front de me tenir un pareil discours ! Impudent !
Mais si ton excuse était admise, chacun aurait licence d'arracher en plein midi les joyaux des matrones, puis, en cas d'arrestation, de plaider l'amour et
l'ébriété.
”
Source : Gallica

Portrait de Plaute Plaute,  La farce de la marmite (1909)

“ LOUVETEAU. - AINSI QU'IL PLAISE AUX DIEUX en ma faveur à moi ! Ecoute donc. Un homme fait pardonner ses fredaines, quand lui-même se réprimande et qu'il dit: j'ai tort ! Donc, l'Estimé, si dans un coup d'affclement j'ai manqué à toi-même, en outrageant ta fille, oublie et pardonne ! Conformément aux lois, mets sa main dans ma main. Oui, pressé par les aiguillons du boire et de l'adolescence, je la vergondai, aux matines de Cérès.
L'ESTIMÉ. —Hei! à moi! de quel forfait oses-tu m'instruire ?
LOUVETEAU. —A quoi bon te douloir! Te voilà
grand-père aux noces de ta fille.
”
Source : Gallica

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