Résumé

Raymond Laroche La Lutte contre le cancer et particulièrement contre le cancer utérin (1910)

Quand les chiffres mis à notre clisposition nous le permettront, nous ne manquerons pas d’en déduire la curabilité opératoire du cancer en tant pour 100.
Nous considérons comme guérisons les absences de récidive constatées après trois ans. Nous sommes obligé de nous en tenir à ce chiffre et non à celui de cinq ans, préconisé par le Congrès de Bruxelles, parce que la plu-part des statistiques l’ont adopté. On nous dira sans doute qu’après cinq ans, à fortiori après trois ans, on voit encore des récidives. Cela est vrai : on en voit même après dix ans et même quinze ans.
Source : Gallica

Raymond Laroche La Lutte contre le cancer et particulièrement contre le cancer utérin (1910)

D’autres médecins hésitent à porter le diagnostic de cancer : ils ont un peu, à son sujet, les idées du public, se le figurant d’emblée douloureux et cachectisant; aussi, attendent-ils que les symptômes soient réunis au grand complet pour porter un diagnostic précis. Ceux-là conseillent bien l’interven-tion à leurs malades, et croient à son efficacité ; mais ils ont hésité trop longtemps pour se rendre à la vérité, et l’exérèse chirurgicale ne donne plus, dans ces cas, les beaux résultats qu’on est en droit d’attendre d’elle.
Source : Gallica

Raymond Laroche La Lutte contre le cancer et particulièrement contre le cancer utérin (1910)

Or, ce sont là deux symptômes qui apparaissent à une phase avancée de l’évolution du cancer, ainsi que nous l’avons montré en commençant, et ce sont deux symptômes qu’oh ne devrait jamais attendre pour décider l’intervention.
Ils l’imaginent encore comme très rare, et avant tout héréditaire. Or, il n’est pas rare, puisque les statistiques attestent que 8 p. 100 des morts sont dues aux tumeurs, et il le devient de moins en moins dans les pays civilisés : les tableaux dressés par M. Bertillon en font foi.
Source : Gallica

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