Robert de la Sizeranne, Craintes et espérances pour l’art aux Salons de 1911
“ Un paysage « intime, » c’est un paysage où il y a peu de ciel, pas d’eaux courantes, pas de forêt innombrable, pas de grands horizons : c’est un coin de nature habité par l’homme, mais où l’homme ne paraît pas, qui porte son empreinte, mais qui n’est pas troublé par sa présence, où l’arbre, le vieux pont, la porte vermoulue, reçoivent dans l’intimité : c’est la figure que font nos arbres et nos meubles familiers quand nous ne sommes pas là : c’est ce qui se passe au ras de terre, au creux du vallon, loin de cette foule qu’est le ciel, avec tous ses nuages frivoles et changeans. ”
