Résumé

Saint-Bresson Voyage à Bourg-la-Reine et à l'Hay (1834)

Inspiré sur-le-champ par mes souvenirs , et surtout par mon cœur, j'écrivis.
Ecoutez, je vais vous le dire : La rose est cette auguste et simple Elisabeth, Qui mérita la palme du martyre.
Le lys majestueux, le magnifique oeillet, Sont le meilleur des rois, la plus sublime reine , Qui, sur les rives de la Seine, Virent leurs fronts ceints d'un royal bandeau Succomber sous les coups d'un infâme bourreau.
Le jasmin odorant, est cet enfant aimable Qu'immola sans pitié cette secte excécrable, Qui par un crime affreux transmit à l'avenir, De son règne de sang, l'horrible souvenir !
Source : Gallica

Saint-Bresson Voyage à Bourg-la-Reine et à l'Hay (1834)

Enfin, me voila rendu au terme de mon voyage avec vous, mon cher Salvador ; je n'ai plus rien à vous désigner que l'hospice devant lequel nous allons passer : il fait honneur à l'humanité, à la philosophie d'un grand homme de notre siècle. C'est à M. de Chateaubriant, à sa digne et vertueuse épouse, qu'on doit l'hospice connu sous le nom de Marie-Thérèse. Il a été fondé et destiné particulièrement aux prêtres et aux religieuses que l'âge ou les infirmités, le défaut de fortune quelconque mettaient hors d'état de pourvoir à leurs premiers besoins.
Source : Gallica

Saint-Bresson Voyage à Bourg-la-Reine et à l'Hay (1834)

Peut-on sans moi former un beau bouquet ?.
C'est ainsi qu'on disputait Dans le jardin , lorsqu'une femme aimable , Tout en se promenant, cherchait A cueillir une fleur qui lui fût agréable.
Déjà la rose, l'œillet et le lys, Pour elle avaient été sans prix ; Lorsqu'elle aperçoit sous l'herbette Une fraîche et simple violette : Elle la cueille avec empressement, La pose sur son cœur; ensui te regardant Le lys, l'œillet et la rose : Séduire est peu, dit-elle ; aimer est autre chose.
L'orgueil ne gagne jamais rien , La modestie est le suprême bien.
Source : Gallica

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