Panthéon (Paris)

Définition et enjeux

Portrait de Élie Reclus Élie Reclus,  La Commune de Paris au jour le jour

“ Le Panthéon n’est plus dorénavant que l’Eglise Sainte-Geneviève, une grande chapelle catholique, la contrefaçon d’un monument romain. Que m’importe le Panthéon maintenant !
La rive gauche de la Seine est tout entière entre les mains de l’armée versaillaise, qui, maîtresse maintenant du fleuve et d’une moitié entière de la ville, inonde avec ses forces s’accumulant d’heure en heure les Parisiens dont les hommes, diminuent à chaque instant, sont acculés dans des espaces de plus en plus restreints.
”
Source : Wikisource

Portrait de Victor Hugo Victor Hugo,  Paris

“ Les clefs de Pierre, l’allusion décourageante à la porte du ciel plutôt fermée qu’ouverte, sont remplacées par le rappel perpétuel du bien qu’ont fait aux peuples les grandes âmes, et si Saint-Pierre de Rome est un plus vaste dôme, le Panthéon est une plus haute pensée. Le Panthéon, plein de grands hommes et de héros utiles, a au-dessus de la ville le rayonnement d’un tombeau-étoile.
Ce qui complète et couronne Paris, c’est qu’il est littéraire.
Le foyer de la raison est nécessairement le foyer de l’art. Paris éclaire dans les deux sens, d’un côté la vie réelle, de l’autre la vie idéale.
”
Source : Wikisource

Portrait de Edgar Quinet Edgar Quinet,  Les églises de Paris (1883)

“ Les grandes époques croient facilement aux grands hommes ; les petites ne croient volontiers qu'aux petites gens. Aux caveaux délaissés des rois de Saint-Denis, on opposait une nécropole de grands citoyens.
La principale beauté du Panthéon, c'est d'avoir Paris à ses pieds et d'être ainsi en spectacle permanent au peuple. Ceci n'avait pas échappé aux hommes de la Révolution. Consacrer un Panthéon, n'était pas à leurs yeux une oeuvre de vanité politique. C'était
un monument pour l'éducation d'une nation par l'exemple de ses morts illustres.
”
Source : Gallica

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