Résumé

Émile Auzou La presqu'île guérandaise : étude géographique… (1897)

Mais revenons à Saint-Marc. Quelques cabines sont sur la plage. Pas de fauteuils d'osier, de tentes ; on s'assied sur le sable, pour surveiller, tâche facile, les enfants qui s'amusent. C'est une plage pour eux, tout y est à leur taille ; la mer même y est adoucie : on est en Loire. Ce n'est plus l'Océan grandiose ni la plage véritable. Chose curieuse, on pense aux veilleuses du pays de Caux. Ici aussi une étroite vallée contient toutes les maisons ; quelques villas seules grimpent aux flancs de la falaise qui, croulante, terreuse, se délite de haut en bas.
Source : Gallica

Émile Auzou La presqu'île guérandaise : étude géographique… (1897)

Mais qu'au retour, on monte sur les rochers grisâtres qui entourent le vieux corps de garde, le Sémaphore, comme on dit ici, pour voir cette pointe du Croisic, désolée, toute nue, que découpent les petits murs de pierre : pas d'arbres, pas de champs, pas d'herbe presque. L'Océan d'un côté, de l'autre le Croisic, ses maisons toutes massées ; et l'on se sent pénétré de tristesse, en songeant au passé du Croisic, à ces jours heureux où la ville essaimait ses quartiers sur la grande lande, muette et
silencieuse aujourd'hui, tombeau d'une ville.
Source : Gallica

Émile Auzou La presqu'île guérandaise : étude géographique… (1897)

Cette plage a l'air inoffensif; bien des baigneurs s'y sont déjà noyés. Le sable à gros grains est désagréable à la marche comme celui de Sainte-Marguerite ; aussi prend-on à travers la lande stérile, les mousses, les ephedras y forment un tapis que piquètent çà et là l'immortelle jaune et le petit silène rose. La plage prend fin au pied d'une falaise raide et d'un massif de roches également abrupt. C'est la pointe de Vicherie selon les cartes. Les indigènes ignorent ce nom. Quelques plagettes font suite, avec de
longues traînées de rochers goëmoneux, entre des falaises basses.
Source : Gallica

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