Résumé

La ville de Nantes et la Loire-Inférieure… (1898-1900)

Des hauteurs de Guérande, la vue se promène, surprise, sur une contrée nue, curieuse, que l'on dirait presque sans végétation. A nos pieds, c'est la vaste plaine des marais salants, dont les meules de sel donnent, au mois d'août, l'idée d'une immense armée campée sous des tentes blanches. Au delà, c'est la presqu'île de Batz, au modeste relief, dont les villages émergent des champs nus, brûlés par le soleil et privés de ces belles haies qui font le charme et la beauté du paysage ; ce sont les deux tours massives, imposantes,
du Croisic et de Batz, en vue de toute la contrée.
Source : Gallica

La ville de Nantes et la Loire-Inférieure… (1898-1900)

D'autre part, les voies ferrées de Nantes à Pornic et de Nantes à Legé ont tué la batellerie : le lac a subi, comme la Loire, la loi inéluctable du temps et du progrès.
Le manque d'eau pendant l'été et la fragilité des bateaux pendant l'hiver créent de la sorte l'isolement absolu de tout un pays, dont le lac devrait être le lien : c'est, de nos jours, comme une montagne qu'il faut contourner.
Les tentatives de dessèchement.
A tort ou à raison, à toute époque de notre histoire, l'idée d'une transformation a hanté les esprits.
Source : Gallica

La ville de Nantes et la Loire-Inférieure… (1898-1900)

Les dunes ont un air désolé avec leur flore courte et maigre sur un sol ondulé. Cependant, au couchant de Saint-Nazaire, les ravins qui débouchent sur la mer ont une belle et puissante végétation.
Le spectacle de la mer nous attire puissamment avec ses eaux limpides, ses tempêtes bruyantes ou son calme trompeur, ses plages de sable fin que le flot caresse et ses falaises sans cesse attaquées par les vagues, ses grands navires qui se perdent dans le lointain et ses barques légères qui cinglent
LE GRAND AUTEL DU CROISIC — ROCHERS BRISÉS PAR LES VAGUES
en vue de la côte.
Source : Gallica

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