Émile Littré

Émile Littré

Résumé

Portrait de Émile Littré Émile Littré Études et glanures (1880)

Cet instinct est plus assuré chez les femmes que chez les hommes, dans les campagnes que dans les villes. C’est par cette vertu intime que le latin, aux temps mérovingiens, étêté par la foudre, ébranlé par l’orage, brûlé par la gelée, donna naissance à un rejeton qui ne lui fit pas déshonneur, et vit, comme l’arbre de Virgile, un nouveau feuillage et des fruits qu’il ne semblait pas destiné à porter.
Cette étude sur la déclinaison latine en Gaule à l’époque mérovingienne est en effet une étude sur les origines de la langue française.
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Portrait de Émile Littré Émile Littré Études et glanures (1880)

Je suis de ces esprits inquiets ou charmés qui voudraient parcourir les champs divers du savoir et obtenir, suivant la belle expression de Molière, des clartés de tout ; mais, à la fois avare et avide, je n’aimais à rien lâcher. C’est ainsi que je continuai mon Hippocrate, tout en entreprenant mon dictionnaire. Que n’ai-je pas roulé en mon esprit ? Si ma vieillesse avait été forte et que la maladie ne l’eût pas accablée, j’aurais mis la main, avec quelques collaborateurs, à une histoire universelle dont j’avais tout le plan.
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Portrait de Émile Littré Émile Littré Études et glanures (1880)

À ce troisième système qui a servi de transition entre la langue latine et le français archaïque, nous donnerons le nom de déclinaison vulgaire du second degré. Si, dans ce système, certains cas s’emploient l’un pour l’autre, leurs flexions sont toujours reconnaissables, bien que leur fonction soit la même. Ainsi on distingue l’un de l’autre, par la flexion, l’accusatif de l’ablatif, quoique l’un et l’autre de ces cas jouent dans la phrase un rôle identique. Le français commence du jour où les flexions des cas obliques disparaissent ou se confondent en une seule.
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