Émile Littré,
Études et glanures
(1880)
“ Cet instinct est plus assuré chez les femmes que chez les hommes, dans les campagnes que dans les villes. C’est par cette vertu intime que le latin, aux temps mérovingiens, étêté par la foudre, ébranlé par l’orage, brûlé par la gelée, donna naissance à un rejeton qui ne lui fit pas déshonneur, et vit, comme l’arbre de Virgile, un nouveau feuillage et des fruits qu’il ne semblait pas destiné à porter. Cette étude sur la déclinaison latine en Gaule à l’époque mérovingienne est en effet une étude sur les origines de la langue française. ”
