Augusta Holmès

Définition et enjeux

Paula Barillon-Bauché Augusta Holmès et la femme compositeur

Quand viendra le temps dont je rêve, s’il vient jamais, le nom d’Augusta Holmès, malgré son allure souveraine, sera effacé de toutes les mémoires ; qu’importe ! aucune faculté supérieure ne se perd totalement ; — combien d’entre les humains ne sont qu’obscurs mais indispensables outils sous une main formidable régissant mystérieusement les destinées du Beau ou du Progrès !
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Portrait de Augusta Holmès Augusta Holmès La Montagne noire

HÉLÉNA.
Je les ai vus, ô honte amère !
ASLAR.
Tu mens !
Il va heurter rudement à la porte de la chaumière.
Tu mens ! Dara ! viens, toi, sa mère !
Dara sort, pâle, et le front baissé. Aslar l’entraîne devant le chœur.
Parle ! je te croirai !
Ton fils... ?
DARA, se cachant le visage.
Hélas !
ASLAR, reculant épouvanté.
Hélas ! Ah ! c’est donc vrai !
Il tombe assis sur le banc de pierre à droite, devant la chaumière de Mirko.
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Portrait de Augusta Holmès Augusta Holmès La Montagne noire

HÉLÉNA, vers l’autel.
Sauvez Mirko, mon seul amour, ô Notre-Dame !
Le jeune chef au pied léger,
L’or de mon âme,
Où donc est-il ? Dans le danger !
Et moi, je ne suis qu’une femme,
Et je ne puis servir, ni protéger
L’or de mon âme !
Montagne, sur tes blancs sommets
La source pleure.
Moi, j’attends celui que j’aimais...
S’il meurt, il faudra que je meure !
Comme la source, attristée à jamais,
Mon âme pleure !
TOUTES LES FEMMES, à genoux.
Hélas ! mon âme pleure
À jamais !
DARA, qui est descendue pendant le chœur.
Femmes au lâche cœur, silence !
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