“ Tels sont les principaux groupes entre lesquels Standard-Island doit promener son opulente population. Elle mérite justement le nom d’île heureuse, car tout ce qui peut assurer le bonheur matériel, et, d’une certaine façon, le bonheur moral, y est réglementé. Pourquoi faut-il que cet état de choses risque d’être troublé par des rivalités, des jalousies, des désaccords, par ces questions d’influence ou de préséance qui divisent Milliard-City en deux camps comme elle l’est en deux sections, — le camp Tankerdon et le camp Coverley ? ”
Standard Island
Définition et enjeux
Standard Island, un concept imaginé par Jules Verne et J. B., incarne une utopie technologique et sociale. Dans L’Île à hélice, Verne la décrit comme un immense navire flottant, équipé de toutes les commodités d’une ville, où coexistent en paix protestants et catholiques, tout en soulignant ses déplacements géographiques et les défis environnementaux.
J. B., dans la Revue des Deux Mondes, la présente comme une « île-type » en acier, modèle de structures mobiles et fonctionnelles. Ces visions, à la fois créatives et critiques, révèlent une réflexion sur l’avenir des villes flottantes et l’équilibre entre progrès et organisation sociale.
Citations sur “Standard Island”
“ Standard-Island, — qu’on peut traduire par l’ile-type, — est une île en acier, de sept kilomètres de long sur cinq de large, sorte de Great-Eastern, monté sur un gabarit des milliers de fois plus considérable, île mouvante qui mouille sur ses ancres ou qui se déplace, avec restaurans, hôtels, cercles, théâtres, où les touristes peuvent trouver tous les agrémens des villes d’eaux et mille autres choses encore. ”
“ Et Standard-Island, qu’est-ce autre chose qu’un immense navire ? Ces diverses propriétés appartiennent à la Standard-Island Company. Ceux qui les habitent n’en sont que les locataires, quelle que soit l’importance de leur fortune. En outre, on a pris soin d’y prévoir toutes les exigences en fait de confort et d’appropriation, réclamées par ces Américains invraisemblablement riches, auprès desquels les souverains de l’Europe ou les nababs de l’Inde ne peuvent faire que médiocre figure. ”
