Sophie Gay,
Le Faux Frère
(1845)
“ Théobald ramassa tristement la corbeille et les fleurs : il les remit à Zamea, en la priant de les arranger dans les vases qu’avait préparés sa jeune maîtresse. Elle y consentit avec peine, dans la crainte de contrarier Céline. — Mais que se passe-t-il donc ? dit Zamea ; je viens de la voir entrer dans sa chambre, les yeux pleins de larmes. Je devine : votre oncle l’aura grondée. Pauvre enfant ! si douce, si bonne, avoir le courage de la faire pleurer. Ah ! que le ciel confonde celui qui l’afflige ! ”
