Collectif, Revue des Deux Mondes
“ Si l’averroïsme, par un côté, est la plus nominale, la plus creuse, la plus insipide des philosophies, il se rattache par un autre à tout ce qu’il y a de plus vivant et de plus profond dans la nature humaine. L’apparition de l’incrédulité au sein de l’époque que l’on s’est habitué à regarder comme le règne de la foi absolue, le caractère si original de Frédéric II, la légende de l’Averroès incrédule, au moyen-âge, la physionomie générale de l’école de Padoue, l’opposition de Pétrarque et des beaux esprits à tout ce pédantisme, m’ont semblé des tableaux historiques assez curieux. ”
