Blepharoplastie

Définition et enjeux

Photinos Panas Traité des maladies des yeux. Tome 2 (1894)

Contrairement aux opérations qui précèdent où l'on utilise pour la reconstitution des paupières le tissu de cicatrice, la blépharoplastie s'adresse à des destructions plus graves qui comportent un emprunt de téguments sains sur les parties voisines de la face, ou le reste du corps, voire même sur un sujet étranger. Les deux premiers modes rentrent dans l'autoplastie, le dernier dans l'hétéroplastie, que l'on divise en humaine ou animale, suivant que le lambeau est pris sur l'homme ou sur le lapin, le chien, le chat, le cobaye, la poule et la grenouille.
Source : Gallica

Portrait de Alfred Richet Alfred Richet Clinique chirurgicale (1893)

Avant d'aborder l'étude de la blépharoplastie proprement dite, permettez-moi, d'abord, de vous dire quelques mots d'une opération que l'on pratique journellement comme complément de la réparation des paupières : je veux parler de la blépharorraphie. Lorsqu'autrefois l'on traitait un ectropion par la simple incision libératrice de Celse, les chirurgiens s'ingéniaient à trouver un moyen qui permît à la plaie ainsi faite de se cicatriser sans que la paupière fût de nouveau entraînée par le tissu inoculaire.
Source : Gallica

Eduard Jäger Traité théorique et pratique des maladies des yeux… (1862)

La blépharoplastie ou l'anaplastie palpébrale est cette branche de la chirurgie réparatrice, qui a pour objet la restauration des paupières à l'aide d'un emprunt fait à des tissus plus ou moins éloignés de l'oeil. Tantôt une paupière ou les deux voiles palpébraux sont détruits complètement; tantôt la mutilation n'est que partielle. Les cas les plus favorables à cette restauration sont ceux où la maladie a respecté le bord libre et le cartilage tarse. Graefe père paraît être le premier qui ait pratiqué la blépharoplastie, en 1809.
Source : Gallica

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