“ Maréchal. Mon Dieu, mon cher ami, cette répugnance dont vous parlez n’était pas une véritable répugnance, c’était plutôt... comment dirais-je ? une modestie peut-être exagérée. Le Marquis. Je l’aurais comprise jusqu’à un certain point, il y a huit jours ; mais, aujourd’hui, il n’est pas un gentilhomme qui ne tînt votre alliance à honneur ; et la preuve c’est que je viens vous demander la main de ma pupille pour M. le comte d’Outreville, ici présent, unique héritier de mes biens et de mon nom. Maréchal. Est-il possible ? Quoi ! monsieur le marquis, vous consentiriez... ? ”
Citations sur “marschal”
L' Arétin, Le maréchal : comédie du divin Pietro Aretino (1892)
“ LA NOURRICE L'oiseau qui chantait, c'est ton apprenti qui tout doucement te parlait de ton épousée; l'homme brutal, c'est toi qui le menaçais parce qu'il t'en parlait, et moi, c'est moi-même, qui étais assise sous le figuier. Or j'en ferai tant, 30 LE MARÉCHAL j'en dirai tant, que tu la prendras et en seras bien aise. LE MARÉCHAL Je crois que l'univers entier s'amuse de moi. Voyez avec quel aplomb ma propre nourrice m'en donne à garder ! Patience ! Puisque Monseigneur veut rire avec moi, j'en suis heureux, car c'est bon signe quand le maître plaisante avec le serviteur. ”
“ Maréchal. Hein ? Le Comte. D’illustre soldat à grand orateur, il n’y a que la main. La parole est une épée aussi. Vous êtes le Vendéen de la tribune ! Maréchal, à part. À qui en a-t-il ? Le Marquis. Vous ferez plus ample connaissance une autre fois, messieurs. Vous êtes dignes de vous comprendre. Pour l’heure, mon cher comte, n’oubliez pas que vous avez à tenir conseil avec mon tailleur ; c’est un préliminaire indispensable à la vie parisienne. ”
L' Arétin, Le maréchal : comédie du divin Pietro Aretino (1892)
“ LE MARÉCHAL Si l'on a de l'obligation à quelqu'un qui vous attache une pierre au cou lorsqu'on est en train de se noyer, je suis plus obligé envers Monseigneur que ne le sont la libéralité et la vertu envers le Cardinal Hippolyte de Médicis, comme dit Pasquin, à Rome; mais qu'est-ce que j'ai donc fait au Marquis? Dieu le sait, je n'ai jamais mis à contribution sa bonté comme l'y mettait Fra Benedetto, et j'aimerais mieux être condamné à être jeté dans les latrines qu'à prendre femme. GIANNICCO Quel blasphème ! cela vous paraîtrait du musc. ”
Gabriel Mareschal de Bièvre, Georges Mareschal, seigneur de Bièvre… (1906)
“ On s'est mépris lorsqu'on a dit que M. Mareschal avait donné sa place de chirurgien de la Charité à M. Lardy, premier-chirurgien de S. A. R. le duc d'Orléans; ce qu'il y a de constant est que M. Mareschal, l'ayant jugé très capable de remplir la place qu'il quittait, l'avait proposé....aux Pères de la Charité, et que, Son Altesse Royale l'ayant ensuite recommandé aux mêmes Pères, ils se sont fait d'autant plus de plaisir de le nommer que le sujet que ce prince leur recommandait est digne de remplir la place vacante. ”
L' Arétin, Le maréchal : comédie du divin Pietro Aretino (1892)
“ ACTE III, SCÈNE IV III je ne sais plus qui que ce n'est rien du tout, de se marier. LE MARÉCHAL Oh! plût à Dieu! GIANNICCO Patron, prenez garde que votre entêtement ne vous fasse tort.— (Apart.) Va donc, épouse-la; va donc! S'il est comme un fou avant de la mener à l'autel, jugez un peu ce que ce sera quand il l'aura eue près de lui un an ou deux ! Mais voici un estafier du Prince. SCÈNE IV LE MARÉCHAL, GIANNIÇCO, L'ESTAFIER L'ESTAFIER Avez-vous vu le joaillier? LE MARECHAL Il était tout à l'heure au Borgo. L'ESTAFIER Monseigneur le demande. ”
“ Madame Maréchal. Monsieur ! Maréchal. Votre nom est Robillard ; votre arrière-grand-père était procureur. Madame Maréchal. Monsieur ! monsieur ! respectez au moins ma famille. Maréchal. Eh ! madame, elle n’est pas respectable... Je ne vous en estime que plus d’ailleurs ; je n’ai pas de préjugés, moi. Je méprise la noblesse ; la seule distinction que j’admette entre les hommes, c’est la fortune. Madame Maréchal. Si vous méprisiez la noblesse, elle vous le rend bien. M. le comte d’Outreville nous a déjà signifié par la baronne qu’il n’épousait pas la fille d’un démagogue. ”
L' Arétin, Le maréchal : comédie du divin Pietro Aretino (1892)
“ GIANNICCO Assez! assez! LE MARÉCHAL Laissez-moi, vieille sorcière. Par le corps de !... Vous me ferez perdre patience. LA NOURRICE C'est un péché que de te faire du bien. Que de tourments on se donne pour ce forcené qui, aujourd'hui, voudrait manger tout le monde! Puisses-tu être massacré, si je veux ! Je rentre chez moi, et compte bien que je ne suis plus pour toi celle que j'étais ! LE MARÉCHAL Fantôme à barbe, va-t'en au diable ! Je les ai enfin tous chassés de devant moi : comte, chevalier, apprenti, nourrice et ce vieil imbécile de messer Jacopo. ”
L' Arétin, Le maréchal : comédie du divin Pietro Aretino (1892)
“ LE MARÉCHAL Ce serait une plaisante affaire, si j'avais à prendre femme ce soir sans en rien savoir. MESSER JACOPO Les excellents princes, comme le nôtre, vous font du bien avant seulement qu'on y ait songé, et il en use de la sorte pour que quiconque le sert sache qu'il sera récompensé de son service au moment qu'il y compte le moins. ACTE I, SCÈNE II 19 LE MARÉCHAL Monseigneur prend le meilleur temps de prince qu'il y ait au monde; Dieu le conserve ! Mais n'importe, il ne m'attrapera pas avec cette femme. GIANNICCO Prenez-la, prenez-la, mon doux patron. ”
Gabriel Mareschal de Bièvre, Georges Mareschal, seigneur de Bièvre… (1906)
“ Outre sa capacité dans son métier, Mareschal était un homme qui, avec fort peu d'esprit, avait très bon sens, connaissait bien ses gens, était plein d'honneur, de probité et d'aversion pour le contraire; droit, franc et vrai, et fort libre à le montrer, bonhomme et rondement homme de bien, et fort capable de servir, et, par équité ou par amitié, de se commettre très librement à rompre des glaces auprès du roi, quand il se fut bien initié (et on l'était bientôt dans ces sortes d'emplois familiers auprès de lui) . ”
L' Arétin, Le maréchal : comédie du divin Pietro Aretino (1892)
“ LE MARÉCHAL Tel profit puisse faire ce don à celui qui... LE CHEVALIER Acheminons-nous tout doucement, jusqu'à ce que les apprêts soient terminés. LE MARÉCHAL Vous allez à la noce, et moi à la potence. MESSER JACOPO N'oublie pas de donner les bagues. LE CHEVALIER Voici le logis du comte; entrons. Puis, devant cette porte, sur cette belle place, je veux que tu l'épouses, pour que dans mille ans, on dise : Ici, feu le Maréchal de Monseigneur le Duc épousa Madonna une telle. ”
L' Arétin, Le maréchal : comédie du divin Pietro Aretino (1892)
“ Elle mit sens dessus dessous par ses cris tout le palais, comme on lui coupait un ongle, et, se faisant percer les oreilles pour y pendre je ne sais quelles babioles, elle riait de meilleur coeur que je ne rirais moi-même, si le Duc pensait à autre chose qu'à me marier. LE COMTE Quelle conclusion tires-tu de cela ? LE MARÉCHAL Que ce sont denrées sur lesquelles on perd cent pour cent. LE COMTE Ton épouse n'est pas un perce-oreille femelle ; non, elle n'est pas de cette espèce. LE MARÉCHAL Si elle pisse comme les autres, force est qu'elle soit de la même espèce que les autres. ”
Gabriel Mareschal de Bièvre, Georges Mareschal, seigneur de Bièvre… (1906)
“ Par brevet du 1er janvier 1720, Georges Mareschal reçut une pension viagère de quatre mille livres : « Le roi, dit le brevet, a voulu témoigner au sieur Mareschal, son premier-chirurgien, la satisfaction qu'a Sa Majesté des services qu'il a rendus, tant au feu roi, à Monseigneur, à M. le Dauphin et Mme la Dauphine, que ceux qu'il continue de lui rendre avec le même zèle et la même affection (3) . » Et Louis Mareschal obtint une gratification « annuelle » de trois mille livres, bientôt transformée en pension de pareille somme par brevet du 9 août 1721. ”
Claude-Félix Bugniot, Saint Marcel, martyr, apôtre du Chalonnais… (1862)
“ Les fidèles agrégés à la Confrérie réciteront tous les jours, pieusement, le Symbole des Apôtres, pour honorer l'apostolat et le martyre de saint Marcel ; ils y ajouteront l'invocation : Saint Marcel, priez pour nous !, — 53 — Nous les exhortons à s'approcher de la Table Sainte aux l'êtes de saint Marcel, de saint Valérien, apôtre de Tournus, son illustre collègue; de saint Agricol, évêque de Chalon , qui repose dans son église , et de saint Gontran , roi de Bourgogne, qui fit construire en son honneur une abbaye de son nom. ”
Tallemant des Réaux, Les historiettes de Tallemant des Réaux…
“ Le maréchal manda au cardinal qu'il s'étoit avancé pour le servir, et qu'il lui donnoit sa parole de le dégager quand il voudroit, et de le venir enlever à la porte du logis du Roi; qu'il avoit mille hommes dont il lui répondoit comme de lui-même. Le cardinal dit qu'il admirait l'adresse qu'avoit eue le maréchal, et lui manda qu'il n'avançât pas davantage. M. le Grand, qui avoit plus d'esprit que de cervelle, se douta du dessein du maréchal, et en avertit le Roi. ”
Gabriel Mareschal de Bièvre, Georges Mareschal, seigneur de Bièvre… (1906)
“ Vallée et Georges Mareschal. — Louis Mareschal, premier-chirurgien du roi en survivance, est fiancé à Antoinette Blanchet-Ameline ; la famille Ameline, l'archidiacre, les Ameline de Cadeville. — Contrat de mariage de Louis Mareschal : Louis XIV et les princes y apposent leur signature le 16 février 1710. — Mariage de Louis à l'église Saint-Paul. Les autres fils de Georges Mareschal; François est nommé abbé commendataire de l'abbaye de Bellefontaine; sa vie; son abbaye. — Remy entre aux Mousquetaires du roi; la carrière militaire d'autrefois. ”
Jean Froissart,
Les Chroniques de Sire Jean Froissart
“ Et pour ce qu’il ne pouvoit celle emprise faire seul, il se découvrit à ceux où il avoit la greigneur fiance, ce fut au comte Maréchal, son cousin, comte de Nothinghen ; et lui dit de mot à mot tout ce qu’il vouloit qui se fit. Le comte Maréchal, qui plus aimoit le roi que le duc de Glocestre, car il lui avoit fait moult de biens, tint la parole du roi en secret, fors à ceux desquels il se vouloit aider, car il ne pouvoit faire son fait seul. ”
Émile Augier,
Théâtre complet
(1863)
“ MADAME MARÉCHAL . Apostat ! ( Fernande se met à sa tapisserie . ) MARÉCHAL . Tout beau ! madame Maréchal ; s' il y a eu apostasie de ma part , c' est le jour où j' ai abandonné les principes de mes pères , et non le jour où j' y reviens . Je suis un roturier , moi , un pur roturier , si vous ne le savez pas ! MADAME MARÉCHAL . Ah ! si j' avais jamais pu en douter ... MARÉCHAL . Mon nom n' est pas même un nom , c' est un sobriquet ; j' ai eu parmi mes aïeux un maréchal , pas un maréchal de France , entendez -vous ? un maréchal ferrant . Libre à vous d' en rougir ; moi , j' en suis fier . ”
La Politique du Maréchal. Paix et Travail (1877)
“ On prétend que le Maréchal est le chef d'un gouvernement clérical. Quelle plaisanterie ! Tout le monde sait bien qu'un vieux soldat qui fait la guerre depuis quarante-cinq ans n'est pas un clérical. Il a des sentiments religieux, comme vous, comme moi, comme tous les braves gens. Quand on a souvent vu la mort de près, on respecte Dieu. Il veut qu'on n'insulte ni la religion, ni les ministres du culte, et il a bien raison. ”
“ Le Marquis Bon moyen. Le Grand Rabbin Isabelle est avare.- Le Marquis Et Ferdinand prodigue. La vérité se loge au fond d'un puits, l'intrigue Dans une mine d'or. On obtient des puissants Permission de vivre à force de présents. Pour échapper au maître, au juge qui vous triche, Au prince, au prêtre, il faut qu'un pauvre homme soit riche. Les rois sont mendiants. Il faut les supplier Les mains pleines. Au rabbin. Reprends le petit escalier. Va-t'en, juif. Car le roi me suit de près. Le Grand Rabbin J'implore Vos bontés, monseigneur, puisqu'il est temps encore. ”
“ Mais nous n’avons pas besoin d’un foudre d’éloquence, puisque nous fournissons les discours. Maréchal lit aussi couramment qu’un autre, je vous assure. La Baronne. Nous l’avons fait député à votre recommandation, c’était déjà beaucoup. Le Marquis. Permettez ! Maréchal est une excellente recrue. La Baronne. Cela vous plaît à dire. Le Marquis. Vous êtes bien dégoûtée ! Un ancien abonné du Constitutionnel, un libéral, un voltairien, qui passe à l’ennemi avec armes et bagages... Comment vous les faut-il ? M. Maréchal n’est pas un homme, ma chère ; c’est la grosse bourgeoisie qui vient à nous. ”
L' Arétin, Le maréchal : comédie du divin Pietro Aretino (1892)
“ Mais maintenant fais ce que je te dis; épouse-la, mon fils, et songe à la vie honnête. Laisse de côté les folies de jeunesse et commence à te fonder une famille. Tu sais que tu n'as point de parents ; Monseigneur te donnera des armes et tu seras acclamé par l'un et par l'autre. LE MARÉCHAL Oh! mon Dieu, mon Dieu! quel tourment est le mien ! 32 LE MARÉCHAL LA NOURRICE Pauvre malheureux ! pauvre infortuné ! Sais-tu ce que c'est que de prendre femme? LE MARÉCHAL Je ne le sais pas et ne tiens nullement à le savoir. LA NOURRICE Le paradis, oui, c'est le paradis que de prendre femme. ”
“ Madame Maréchal. C’est de la charité romanesque. Maréchal. N’as-tu pas assez d’argent pour faire l’aumône ? Fernande, avec impatience et les larmes aux yeux. Tous les pauvres n’acceptent pas l’aumône. Cette vieille femme est fière, elle est habituée à vivre de son aiguille ; sa vue baisse, et je viens en aide à ses yeux, voilà tout. Il n’y a rien là de romanesque, et, en vérité, je ne comprends pas qu’on me tourmente pour si peu de chose. Maréchal. Allons, calme-toi ; il n’y a pas grand mal. Maximilien, à demi voix. Je crois bien ! ”
Étienne Maréchal, Aux Habitants de Bligny-sous-Beaune… (1869)
“ Non, curé de Bligny, Monsieur Maréchal n'enseignait pas à son pupile la prière que vous avez inventée; il lui enseignait l'Oraison dominicale : demandez-le à ses voisins. Non, curé de Bligny, Monsieur Maréchal ne s'est point éloigné de ses amis; il est resté avec ceux qui lui furent fidèles; par malheur, pour lui comme pour tous, le nombre en était rare. Non, curé de Bligny, Monsieur Maréchal n'a jamais eu avec vous les bonnes relations qu'il vous convient de dire il ne pouvait les avoir. Que parlez-vous de ses mérites, de son intelligence, pour vous efforcer aussitôt de les amoindrir! ”
Gabriel Mareschal de Bièvre, Georges Mareschal, seigneur de Bièvre… (1906)
“ « Mon père . et moi après lui, écrit le duc, nous avons logé toute notre vie auprès de la Charité. Ce voisinage avait fait de Mareschal .le chirurgien de notre maison; il nous était tout à fait attaché, et il le demeura dans sa fortune. » Saint-Simon, à l'affût des nouvelles de la Cour, questionnait chaque jour Mareschal sur ce qui se passait chez le roi : il invoque souvent à l'appui de ses affirmations le seul témoignage du praticien. ”
Alphonse Rabbe, Seconde et dernière Massénaire… (1816)
“ N'est-ce pas un rare et frappant hommage rendu à la magnanimité d'un Bourbon, que cette témérité de Masséna à produire en sa faveur les lettres de Monseigneur le duc d'Angoulême? Ce Prince , s'est dit le vieux Maréchal , ce prince généreux , quelle que soit son intime conviction , est trop grand pour me démentir aujourd'hui Non , il ne m'accablera pas.... Il est vrai , Maréchal : on ne risque guères de se tromper, quand onspéculesur la bonté deshéros de cette race chérie. ”
A. Denis, Hyères ancien et moderne, promenades pittoresques…
“ Et des gens du Mareschal que morts, que blessés, y en eust dix-neuf; mais moult estoyent lassés et à bon droict, car cessé n'avoient de combattre ou escarmoucher une nuict et un jour. Si tint son chemin le Mareschal et vint trouver le roi Louis à Toulon, qui moult grande chère et honneur lui fit, louant Dieu de la belle adventure qui advenue lui estoit. ”
Delphine de Girardin,
Œuvres complètes de Delphine de Girardin
“ Le Maréchal. Assez... Mais avec un peu d’adresse... Madame de Blossac. Un profond diplomate doit savoir faire tout adopter. Le Maréchal. Eh bien ! votre beau projet m’en a fait inventer un autre. Madame de Blossac. Un autre ? Le Maréchal. Un autre qui... est... le même... Madame de Blossac. Oh ! ce n’est pas clair, cela : un autre qui est le même. Je m’y perds ; c’est par trop diplomatique. Le Maréchal. C’est-à-dire le vôtre avec un changement. Vous m’avez si bien vanté les douceurs du mariage, que vous m’avez persuadé ; je suis ennuyé de mon isolement et je pense à me marier... ”
L' Arétin, Le maréchal : comédie du divin Pietro Aretino (1892)
“ LE MARÉCHAL J'ai peur que cet estafier... Bien sûr, bien sûr, il va trouver le joaillier pour mon compte. GIANNICCO Comment cela, pour votre compte? ACTE III, SCÈNE V 113 LE MARÉCHAL Oui, pour les bagues, pour la femme, pour mon désespoir. GIANNICCO Cela doit être. Mais prenez-la, qu'en arriverat-il? Bien pis fit Saint Julien, qui assassina père et mère. LE MARÉCHAL Il aurait mieux fait d'assassiner sa femme; qui coupe la gorge à la sienne va tout droit au Paradis, en chair et en os. GIANNICCO Eh bien ! égorgez la vôtre, si l'on va pour cela en paradis ; d'ailleurs, cela se fait. ”
