Vœu solennel

Définition et enjeux

Portrait de William Shakespeare William Shakespeare Peines d'amour perdues (1598)

Mon vœu était tout terrestre, tu es un céleste amour.
Ta grâce obtenue me guérit de toute disgrâce.
Un vœu n’est qu’un souffle, le souffle n’est qu’une vapeur :
Aussi, beau soleil qui brilles sur ma terre,
Aspires-tu mon vœu à toi ; en toi il s’est absorbé ;
S’il est rompu, ce n’est pas ma faute.
Et, quand ce serait ma faute, quel fou n’est pas assez sage
Pour sacrifier un serment afin de gagner un paradis ?
BIRON, à part. — Voilà bien cette affection bilieuse qui fait de la chair une divinité, — une déesse d’une jeune oie ! Pure, pure idolâtrie ! — Dieu nous amende ! Dieu nous amende !
Source : Wikisource

Désiré Tricot Poésies d'un fantasque, par Désiré Tricot… (1845)

De nos vœux fermons la série Par un vœu sage et raisonné : Procure-lui, dans sa patrie, Quelque douce et sensible amie Qu'il aime et dont il soit aimé ; Que, près d'elle, il coule une vie Sans fracas et sans vanité, Sans richesse et sans pauvreté, Et vierge de soins et d'envie.
D'un orateur je hais l'éclat, Son fard n'est pas dans la nature : Libre et franc de toute imposture, Mon vœu, c'est celui du soldat.
Source : Gallica

Notice biographique sur M. l'abbé F. Franchistéguy… (1883)

C'est là, bien chers enfants, le vœu le plus ardent de mon cœur ; c'est le vœu que le vénéré pasteur de la paroisse, l'ami si dévoué de vos familles, votre bon père, va déposer avec confiance, sur le Cœur, foyer de lumière et d'amour, de la grande Victime qu'il va offrir pour vous.
C'est le vœu de tous ceux qui vous entourent.
Et vous, ô Marie, notre si bonne et si tendre Mère, bénissez aussi ces chers enfants ; ils sont à vous, toujours ils vous furent dévoués ; plus que jamais ils espèrent en vous, plus que jamais soyez-leur dévouée et secourable !
Source : Gallica

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