Charles Bréard

Élements biographiques

Charles Bréard Le vieux Honfleur et ses marins… (1897)

« La protection que le Gouvernement accordait à ces armements irréguliers, dit l'amiral Jurien de la Gravière, fut le coup de grâce de notre marine : elle remplit les pontons anglais de nos meilleurs matelots, de telle sorte que la grande difficulté, sous la République, était moins d'armer un navire que de lui trouver un équipage, et pendant que les corsaires avaient des équipages d'élite, nos frégates s'armaient avec des bateliers, qui de leur vie n'avaient vu la mer : à défaut de marins véritables, on prenait des marins de rivière (2) . »
Source : Gallica

Charles Bréard Le vieux Honfleur et ses marins… (1897)

Les plus anciens habitants n'avaient pas eu d'exemple d'un tel cataclysme. La frégate s'engagea sur les hauts fonds ; ce fut en vain que l'on précipita les canons à la mer et que l'on coupa la mâture pour tenter de la relever. Roulée par des vagues monstrueuses, elle fut jetée à la côte et on ne songea plus qu'à sauver l'équipage. Ce fut le lieutenant Baussard qui y contribua le plus efficacement en portant un grelin à terre « au mépris des flots ». La catastrophe de la Junon fut regardée comme un malheur public (1) .
Source : Gallica

Charles Bréard Notice sur les Vrevin, lieutenants-généraux au Bailliage de Chauny (1875)

A n'en pas douter cette première attaque dut établir entre eux et la Mairie, même entre eux et la population, une suite de taquineries, de vexations, de rivalités, laquelle dégénéra en une guerre sourde où l'amour-propre placé de part et d'autre en première ligne de bataille reçut tous les coups.
Joram et Louis Vrevin eurent d'autres mécomptes. Le maire et les jurés qui avaient ouvert le feu les premiers payèrent d'audace et ne continrent plus leurs ardeurs belliqueuses.
Source : Gallica

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