Claude Sigaud

Élements biographiques

Claude Sigaud Traité clinique de la digestion et du régime alimentaire d'après les données de l'exploration externe du tube digestif… (1900-1908)

A mesure que notre cavité digestive perd de sa vitalité, nous voyons l'aliment susciter de moins en moins les phénomènes de distension et de sonorité exagérées. C'est que l'éréthisme fonctionnel, qui en est la condition nécessaire, va s'affaiblissant ; c'est que l'aliment, perdant son pouvoir éréthogène, se rapproche de plus en plus des substances non alibiles, dont le contact, nous le savons, est à peu près indifférent à la paroi digestive ou tout au moins n'éveille en elle que les forces étrangères à sa destination de cavité digérante.
Source : Gallica

Claude Sigaud Traité clinique de la digestion et du régime alimentaire d'après les données de l'exploration externe du tube digestif… (1900-1908)

Mais nos éléments anatomiques, quoique
très sensibles et très élastiques, sont de faible complexion; chaque digestion devient un surmenage qui entraîne un degré croissant d'épuisement consécutif. Aussi la fonction cesse-t-elle rapidement d'être un aiguillon réconfortant. Et, à cet exercice, les forces vitales de notre segment vont s'épuisant jusqu'au moment où le contact de l'aliment lui est indifférent, tant sa sensibilité s'est émoussée et son irritabilité s'est affaiblie. L'aliment n'est plus qu'un corps étranger dans une cavité insensible et inerte : c'est l'arrêt fonctionnel.
Source : Gallica

Claude Sigaud Traité clinique de la digestion et du régime alimentaire d'après les données de l'exploration externe du tube digestif… (1900-1908)

C'est dans l'asthénie subaiguë que l'écart entre le son fondamental et le son fonctionnel atteint son maximum, et l'étendue de cet écart croit directement avec la franchise de subacuité du processus parétique. Il est vrai qu'à l'extrême limite toute sonorité est absente : c'est l'affaissement de la cavité, l'accolement de ses parois ; c'est l'imperméabilité du canal alimentaire. Mais ce fait est exceptionnel ; généralement, dans les cas les plus francs, on note, au repos, un son obscur, très bas, et, pendant la fonction, un son élevé se rapprochant de la submatité.
Source : Gallica

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