François Canéto Une visite à Sainte-Marie d'Auch… (1852)

Dans notre cathédrale, la chapelle qui termjne le chevet nous fournit un exemple de ces capricieuses combinaisons où la multiplicité des nervures, des broderies et des festons délicatement ciselés, donne à la pierre le ton et la richesse des œuvres d'orfèvrerie. Ce merveilleux ornement est suspendu, comme un léger réseau, entre l'autel et la verrière. Mais la voûte qui le protège plus haut n'a rien qui la distingue de toutes les autres.
Source : Gallica

François Canéto Monographie de Sainte-Marie d'Auch… (1850)

Malheureusement, lorsque le premier plan d'ornementation aurait dû se compléter, la peinture sur verre en était à son agonie (1) . Rien ne peut remplacer aujourd'hui ce jeu de lumière tempérée par les plus riches nuances, qui, se mariant et se reflétant sur tous les points, aurait donné une tout autre vie aux grandes lignes architecturales. Autour du chœur, où les chapelles sont pourvues de leur grande peinture monumentale, il est facile de se faire une idée de ce prestige, malgré la désolante nudité du revers des boiseries, qui absorbe le mouvement et le reflet de ces mille couleurs.
Source : Gallica

François Canéto Une visite à Sainte-Marie d'Auch… (1852)

Il est vrai que le fronton aigu, à rampants munis de crochets feuillages, ne s'élève pas au-dessus des grandes lignes ogivales, comme on le voit dans la plupart des édifices de la fin du xve siècle. Les courbes sont, ici, plus affaissées et plus obtuses. Toutefois, à partir de 1630, une abondante végétation était près d'éclore à l'extrados de ces mêmes courbes.
Pourquoi donc le ciseau de l'artiste n'a-t-il pas imprimé à cette pierre, encore à peine épannelée, le mouvement qui lui donne la vie depuis le sol jusqu'à la naissance de l'ogive?
Source : Gallica

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