Félix Dehaut Le Seul moyen d'éviter à jamais le retour de l'affreuse cherté des vivres… (1847)

Est-ce qu'il y a un moyen plus riche, pour assurer d'abondantes moissons de toute espèce de céréales, de fourrages, pour multiplier les troupeaux, qui ne manqueraient pas, dès la première année, d'abaisser le prix des viandes, et à la troisième, d'arriver à la moitié du prix d'aujourd'hui? Est-ce qu'il y a, dis-je, un moyen plus prompt que de supprimer l'infernal impôt du sel ? (C'est bien là le mot, car le Dieu de la nature l'a mis en abondance dans la terre et dans la mer, pour la conservation des animaux et des végétaux.)
Source : Gallica

Félix Dehaut Le Seul moyen d'éviter à jamais le retour de l'affreuse cherté des vivres… (1847)

A voir l'obstination de ces deux ministres à refuser les moyens de faire paraître le bonheur en place de la misère, on pourrait être tenté de croire qu'ils ne sont pas les amis du Roi ni du peuple ; des ministres honnêtes ne doivent-ils pas faire leur possible pour faire beaucoup d'amis au Roi? Les gens qui souffrent de la cherté des vivre ne font-ils pas toujours tomber leurs murmures et leurs malédictions sur le Roi, quoiqu'il fasse pour mériter le contraire?
Source : Gallica

Félix Dehaut Le Seul moyen d'éviter à jamais le retour de l'affreuse cherté des vivres… (1847)

Il est donc bien évident que le chiffre de tant par tête pour les animaux ferait peu de centimes, et comme il est bien prouvé que la France paie plus de cent millions par an pour les viandes, les suifs, les cuirs qu'elle achète à l'étranger, et que trois ou quatre ans suffiraient pour pouvoir s'en passer, le criminel impôt parait encore bien plus monstrueux. En rendant le sel libre, il faudrait que le gouvernement se chargeât des arrivages, qu'il fît des lois sévères contre les falsificateurs et les accapareurs.
Source : Gallica

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