Général Delanne

Élements biographiques

Général Delanne Revue des Deux Mondes

Quels sont maintenant les procédés employés par celui que Clausewitz a appelé le dieu de la guerre ? L’énoncé en est fort simple.
En ce qui concerne les manœuvres stratégiques, il n’a qu’un objectif : l’armée ennemie ; qu’un but : la bataille. Mais cette bataille ; il veut la gagner et la rendre aussi profitable que possible ; pour cela son génie s’emploie à conserver ses forces réunies et à aborder l’ennemi sur le point le plus compromettant pour celui-ci, vers ses lignes de communication par exemple, comme à Marengo, Ulm et Iéna.
Source : Wikisource

Général Delanne Revue des Deux Mondes

Si l’adversaire se décide à l’attaque, on peut constater que ses procédés de combat sont rationnellement déduits de l’arme dont il dispose. Ses troupes sont disposées en ligne coude à coude, face à la position à attaquer, sur deux rangs pour avoir la plus grande densité de feu et que tout le monde puisse tirer. Mais cette formation, dite en bataille, est prise avant que l’action ne commence, et l’armée ainsi formée s’avance sans autres manœuvres, jusqu’à aborder l’ennemi. C’est la tactique linéaire, dans laquelle l’action se réduit à un déploiement préliminaire et à un assaut.
Source : Wikisource

Général Delanne Revue des Deux Mondes

Paris, place forte, nous est imposé par notre excessive centralisation ; centralisation telle que du jour où Paris, siège du gouvernement, tête du grand corps qu’est la France, tombe entre les mains de l’ennemi, la France peut être obligée de s’avouer vaincue. Du reste, Paris, par sa belle défense en 1870, a très bien rempli son rôle de place forte en immobilisant pendant plus de quatre mois la plus grande partie des forces allemandes.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature