Joseph Anne Dunoyer de Noirmont

Élements biographiques

Joseph Anne Dunoyer de Noirmont Histoire de la chasse en France depuis les temps les plus reculés jusqu'à la Révolution… (1867-1868)

Henri IV était un terrible chasseur; aussi infatigable à la chasse qu'à la guerre, il entraînait les plus paisibles de ses amis, comme le grave Sully, à des courses interminables dans les forêts, par tous les temps, et se voyait souvent obligé de se loger dans les plus humbles chaumières. On le vit à Fontainebleau, après avoir pris deux cerfs de suite, chasser à l'oiseau, puis poursuivre un loup et terminer la journée par une troisième chasse au cerf, qui dura jusqu'à la nuit, malgré une pluie de trois ou quatre heures.
Source : Gallica

Joseph Anne Dunoyer de Noirmont Histoire de la chasse en France depuis les temps les plus reculés jusqu'à la Révolution… (1867-1868)

Excellent chasseur lui-même, le duc possédait pour son compte des équipages de vénerie et de fauconnerie qui ne le cédaient qu'à ceux du Roi (2) . La faveur d'obtenir quelques-uns de ses chiens ou de ses oiseaux était fort recherchée. Ses officiers avaient grand soin de lui faire rapport de tous les faits remarquables concernant la vénerie arrivés à leur connaissance et de lui envoyer tous les animaux rares trouvés dans les forêts, ainsi que les têtes bizarres et les mues de cerf extraordinaires. Si l'on inventait quelque arme nouvelle, on s'empressait de lui en faire hommage.
Source : Gallica

Joseph Anne Dunoyer de Noirmont Histoire de la chasse en France depuis les temps les plus reculés jusqu'à la Révolution… (1867-1868)

Aussi grand amateur de bâtiments que de chasse, Louis XIV fit construire à Versailles et à Fontainebleau, sous le nom de chenils, des édifices somptueux destinés au logement des officiers de la Vénerie et des équipages (2) . Le chenil de Versailles, situé derrière la grande écurie, coûta pour le moins 200,000 écus (3) .
Le Roi agrandit considérablement le parc de chasse de Versailles et entoura de murs la forêt de Crouy, à laquelle il voulut qu'on donnât désormais le nom de forêt de Marly ; il y fit tracer de nombreuses routes, ainsi qu'à Fontainebleau (4) et à Saint-Germain.
Source : Gallica

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