Résumé

Abbé Martinet Documents historiques sur les seigneuries… (1910)

Du reste, le territoire et finage dudit Duretal était « lieu fertile, rapportant toutes espèces de graines, comme froment, seigle, orge, avesne et aultres » et les gens pouvaient facilement supporter les charges et payer les rentes ; plusieurs même s'étaient enrichis, et on nomme en particulier : Claude Richard, Canard et Vairet. Quant au seigneur Jehan de Duretal, sieur de Noisy, on affirmait régulièrement qu'il était homme de bien, bien famé et renommé, et que jamais il ne voudrait faire à ses nommes « aulcun tort, force ou violence, ou aultre chose digne de répréhension » (1) .
Source : Gallica

Abbé Martinet Documents historiques sur les seigneuries… (1910)

Que sont devenus tous les bois communaux, ou quelle part les habitants y ont-ils ? Qui donc a le droit d'y conduire son bétail ? On ne monte plus la garde, il est vrai, autour du château, mais on la monte bien ailleurs. On ne paye plus d'amende au baron, mais on en paye au gouvernement de, toutes sortes, Et si les bouchers ne portent plus au château les langues de leurs bêtes, qui oserait dire que leurs patentes sont moins fortes ? Les droits du seigneur n'avaient donc rien d'exorbitant, et à Montpont ils étaient vraiment paternels.
Source : Gallica

Abbé Martinet Documents historiques sur les seigneuries… (1910)

Telle était la féodalité à Montpont. La Révolution a tout emporté. Les anciens droits ont disparu, mais aussi les grandeurs. Il n'y a plus de servitudes, plus de censes seigneuriales, mais il reste encore à savoir s'il y a davantage de richesse et de bonheur. Ce n'est pas à dire que nous regrettions le passé ; non, la liberté est toujours préférable. Et puis ces diverses administrations et justices étaient une complication et un ennui ; aujourd'hui il y a plus d'unité et moins d'abus ; les choses sont mieux réparties.
Source : Gallica

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