Résumé

Portrait de Alfred Delvau Alfred Delvau Histoire anecdotique des barrières de Paris (1865)

LA BARRIÈRE DE LA SANTÉ
Je ne connais pas à Paris de quartier plus désert , malgré son nom fort engageant . Ou les Parisiens connaissent l' antiphrase , & savent que les Furies s' appelaient Euménides , ou ils dédaignent les occasions qui leur sont offertes de se bien porter . Ah ! il y a de l' espace , de l' air , de la solitude par là , entre le Champ des Capucins & le boulevard Saint-Jacques ! Eh bien ! nous n' irons pas ! nous préférons nous entasser , comme harengs en caque , dans les quartiers bruyants & dans les rues malsaines !
Source : Gallica

Portrait de Alfred Delvau Alfred Delvau Histoire anecdotique des barrières de Paris (1865)

Moi , atome sans nom , né d' hier , mort demain , je ressens à Pâme comme une âcre volupté en songeant à ce million d' autres atomes qui dansent à mes pieds , dans cette fumée , au milieu de ce bruit , - à toutes ces fourmis humaines qui s' agitent sans que Dieu les mêne , inquiètes , épeurées , affolées de convoitises , & chacune d ' elles traînant son fétu de paille comme un boulet de fer .
Source : Gallica

Portrait de Alfred Delvau Alfred Delvau Histoire anecdotique des barrières de Paris (1865)

Dans cet ancien village d' Austerlitz , & au delà de la barrière des Deux-Moulins , sont des rues bordées de maisons basses , bâties comme pour l' amour de Dieu , avec un peu de plâtre & beaucoup de boue ; cela ressemble plus à des rabouillères , à des huttes de Lapons , qu' à des habitations de civilisés : maisons de petites gens , en effet , que ces maisons-là ! Maisons dignes des rues , rues dignes des maisons , & habitants dignes des maisons & des rues . On se sent dans le voisinage de la Salpétrière , – une maison de folles qui a commencé par être une maison de gueux .
Source : Gallica

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