Résumé

Alglave Problèmes de guerre : le droit de la guerre autrefois et aujourd'hui… (1916)

Alors il faut toujours recourir au billet de banque. C'est si commode ! Le billet de banque est un emprunt que l'on ne voit pas. Cette opération revient, en effet, de la part de l'État, à emprunter par force 1.000 francs à celui qu'il oblige à accepter un bout de papier sur lequel est écrit 1.000 francs, mais qui par lui-même ne vaut rien. C'est donc un emprunt forcé; mais on ne le voit pas et les hommes aiment à se faire illusion ; les gens qui se ruinent aiment à se dissimuler à eux-mêmes leur situation, c'est seulement lorsqu'ils sont au fond de l'abîme qu'ils consentent à ouvrir les yeux.
Source : Gallica

Alglave Problèmes de guerre : le droit de la guerre autrefois et aujourd'hui… (1916)

Le christianisme triomphant avec Constantin qui ne devient chrétien qu'au moment de la mort, créa un pouvoir indépendant du pouvoir politique. Alors commence cette fameuse dualité des pouvoirs qui domine l'histoire du monde depuis ce temps. Il y avait dans la société des gens qui ne dépendaient pas du chef de l'État. Aujourd'hui nous ne sommes pas toujours très satisfaits de voir qu'il y a des gens qui ne dépendent pas de l'État ou qui prétendent n'en pas dépendre. Nous craignons qu'ils ne fassent des choses qui nous déplaisent.
Source : Gallica

Alglave Problèmes de guerre : le droit de la guerre autrefois et aujourd'hui… (1916)

Comme les Germains, nous avons une patrie, nous la défendons, nous l'aimons; mais nous voulons rester des citoyens libres et nous ne voulons pas d'une, organisation qui ferait de nous de simples instruments entre les mains de l'État. L'Allemand veut que tous les citoyens soient les esclaves de l'État ; nous voulons, nous, que les citoyens, même à la guerre, soient des hommes libres, des représentants des idées libérales et non des instruments du caporalisme et du militarisme.
Source : Gallica

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