Alglave, Problèmes de guerre : le droit de la guerre autrefois et aujourd'hui… (1916)
“ Alors il faut toujours recourir au billet de banque. C'est si commode ! Le billet de banque est un emprunt que l'on ne voit pas. Cette opération revient, en effet, de la part de l'État, à emprunter par force 1.000 francs à celui qu'il oblige à accepter un bout de papier sur lequel est écrit 1.000 francs, mais qui par lui-même ne vaut rien. C'est donc un emprunt forcé; mais on ne le voit pas et les hommes aiment à se faire illusion ; les gens qui se ruinent aiment à se dissimuler à eux-mêmes leur situation, c'est seulement lorsqu'ils sont au fond de l'abîme qu'ils consentent à ouvrir les yeux. ”
