Alphonse-Toussaint-Joseph-André-Marie-Marseille de Fortia de Piles

Résumé

Alphonse-Toussaint-Joseph-André-Marie-Marseille de Fortia de Piles Conversation entre le gobe-mouche Tant Pis… (1814)

Nous méprisions ce peuple , comme reculé, comme attaché à d'anciens usages ; nous le regardions comme fort au-dessous de nous, nation éclairée , séduisante, possédant les qualités aimables , servant de modèle au reste de l'Europe. Nous étions, en effet, très-avancés en civilisation et beaucoup trop : pourris, gangrenés, sans religion, sans morale, que devait-on attendre de nous? Ce qui est arrivé, de l'avilissement et de la bassesse. Les Espagnols avaient conservé les antiques vertus de leurs pères : Dieu et le Roi, était leur cri de ralliement. La religion, l'honneur , le souverain !
Source : Gallica

Alphonse-Toussaint-Joseph-André-Marie-Marseille de Fortia de Piles Conversation entre le gobe-mouche Tant Pis… (1814)

T. M. D'un seul mot, vous faites la satire du gouvernement de Buonaparte : est-ce que la France devait être toute militaire ? Est-ce qu'une nation de vingt-cinq millions d'hommes, possédant tous les avantages du climat, de la civilisation, de l'industrie, pouvait n'être que militaire ? Vous ne vous êtes pas aperçu que nous marchions à grands pas vers l'abrutissement et la barbarie ; que si votre héros eût encore régné dix ans, personne en France n'aurait plus su lire.
Source : Gallica

Alphonse-Toussaint-Joseph-André-Marie-Marseille de Fortia de Piles Conversation entre le gobe-mouche Tant Pis… (1814)

Mon cher, moins de gloire et plus de bonheur : voilà ce qu'il faut à vingt-cinq millions d'hommes. T. P. Vous êtes un égoïste. T. M. Oui, et tous les Français raisonnables le sont comme moi, parce qu'ils ne peuvent pas être autre chose. Après quinze ans d'un règne tyrannique, on n'a plus de patrie, on ne songe qu'à soi.
Source : Gallica

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