Auguste de Saint-Hilaire

Auguste de Saint-Hilaire

Résumé

Portrait de Auguste de Saint-Hilaire Auguste de Saint-Hilaire Voyages dans l'intérieur du Brésil… (1830-1851)

Je me rappelais, en pensant à la France, que, sur les côtes de la Bretagne, tout s'accorde pour donner au paysage un aspect mélancolique ; des rochers grisâtres et pelés, un ciel pâle et brumeux, une végétation maigre : on ne peut pas dire que la nature soit riante sur le littoral du Brésil ; les forêts sombres qui couvrent les montagnes ont quelque chose d'ossianique ; mais la beauté du ciel et les effets brillants de lumière qui résultent de l'éclat du soleil ôtent à la nature ce qu'elle a de trop austère, en lui laissant une majesté inconnue dans nos contrées.
Source : Gallica

Portrait de Auguste de Saint-Hilaire Auguste de Saint-Hilaire Voyages dans l'intérieur du Brésil… (1830-1851)

Le pays que je traversai pour me rendre de Ferraria jusqu à Curitiba est encore boisé ; mais, à peu de distance de cette ville, on entre dans une vaste plaine ondulée,
agréablement coupée de bouquets de bois et de pâturages ; des montagnes appelées Serra de Paranaguâ (1) qui font partie de la Serra do Mar bornent l'horizon et, formant un demi-cercle, se dirigent du nord-est vers le sud. L'étendue de la plaine, la nature de sa végétation, la hauteur des montagnes qu'on découvre dans le lointain rendent le paysage tout à la fois riant et majestueux.
Source : Gallica

Portrait de Auguste de Saint-Hilaire Auguste de Saint-Hilaire Voyages dans l'intérieur du Brésil… (1830-1851)

La vue que l'on découvre du port de Laguna est infiniment moins agréable que celle dont on jouit lorsqu'on est à Sainte-Catherine ou même à S. Francisco. Les terres qui bordent la partie occidentale du lac, en face de la ville, sont extrêmement plates, et de loin elles semblent se confondre avec la surface de l'eau ; c'est seulement sur la gauche et vers le nord que le terrain devient un peu montueux, mais on n'aperçoit aucune maison ; on ne découvre aucun point sur lequel les regards puissent s'arrêter ; le paysage est sans vie, comme il est sans variété.
Source : Gallica

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