Résumé

Bailleux de Marisy Les Finances de l’Espagne et les chemins de fer espagnols

Plus une société est démocratisée, c’est-à-dire plus les besoins de la consommation individuelle sont étendus, plus l’égalité est absolue sous ce rapport entre les citoyens, et plus les reviremens et les soubresauts de l’aisance privée sont inévitables. Un temps d’arrêt momentané donne à chacun une force d’impulsion plus vive, et lorsque la consommation reprend sa marche à peine suspendue, elle le fait avec plus d’énergie, et la production s’accroît elle-même avec une impétuosité extrême.
L’Espagne obéira-t-elle à cette loi, et dans quelle proportion ?
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Bailleux de Marisy Les Finances de l’Espagne et les chemins de fer espagnols

L’Allemagne, l’Italie, l’Espagne, cherchent à se rapprocher par le commerce. Jamais le nouveau monde ne se lia par des relations plus fréquentes avec l’ancien. C’est au centre même de ce mouvement que la France est placée. Elle peut devenir le centre d’un transit énorme. Si la paix longtemps maintenue fait tous les ans des excédans de recettes, si nous pouvons réaliser un jour le phénomène de vastes communications qui réuniront ensemble Le Havre et Bordeaux avec Paris, Lyon, Strasbourg et Marseille, nous aurons doté notre pays d’une prospérité immense...
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Bailleux de Marisy Les Finances de l’Espagne et les chemins de fer espagnols

Entre le Portugal et la France, l’Espagne n’a qu’une seule route longue et détournée. Sur toute l’étendue de la frontière portugaise, il n’existe qu’un seul accès, et de même sur celle de France. C’est par la mer que le commerce et l’industrie peuvent trouver les plus sûrs débouchés ; l’Espagne est admirablement placée à cet égard : le golfe de Gascogne et la mer cantabrique font face à l’Angleterre, elle a sur l’Atlantique au nord et au sud-est du Portugal de longues côtes, des ports militaires, la Corogne, le Ferrol, Cadix
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