Résumé

Portrait de Claude Jourdan Claude Jourdan Recueil d'observations physiologiques et cliniques sur les eaux minérales de Vals… (1867)

Autrefois le moindre malaise, la moindre gêne vers la base de la poitrine ou quelques symptômes aussi vagues ou aussi légers que ceuxlà, faisaient prononcer sur le champ le mot gastrite : aujourd'hui il faut une langue rouge comme du sang, sèche comme le parchemin, une soif ardente, une douleur intolérable pour que l'on admette qu'il y a gastrite. Ceux qui connaissent les erreurs de l'esprit humain comprendront facilement ces vicissitudes et rediront les paroles du sage : l'esprit de l'homme est comme un homme ivre à cheval, quand il tombe d'un côté et qu'on le relève, il retombe de l'autre.
Source : Gallica

Portrait de Claude Jourdan Claude Jourdan Recueil d'observations physiologiques et cliniques sur les eaux minérales de Vals… (1867)

Si plus lard, dans ce beau pays, on peut disposer une salle d'inhalation pour y faire respirer l'eau de la source Dominique réduite à l'état moléculaire par un pulvérisateur, on y verra accourir chaque année des milliers de malades, pour y chercher un apaisement à leur lièvre et à leur toux quinteuse, un sursis aux progrès de leur mal, et en définitive pour y trouver, avec une amélioration notable de leur santé, les joies et les espérances que donne toujours la presque certitude d'un retour à une vie nouvelle.
Source : Gallica

Portrait de Claude Jourdan Claude Jourdan Recueil d'observations physiologiques et cliniques sur les eaux minérales de Vals… (1867)

Aussi que de stations thermales échangeraient aujourd'hui leurs vestiges de vieux temples et de bains romains, même leurs traditions plus ou moins nébuleuses, contre la possession d'une source d'eau carbo-sodique gazeuse comme l'eau de la source Magdeleine, ou d'une eau sulfo-ferro-arsenicale comme celle de notre source Dominique !...
D'ailleurs cette question d'antiquité des eaux thermales est un peu oiseuse selon nous; car si pour l'homme, le poète a pu dire sans conteste :
« Qui sert bien son pays n'a pas besoin d'aïeux ! »
Source : Gallica

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