Résumé

Frédéric Rouvier Saint François-Xavier, apôtre des Indes… (1890)

Xavier aurait expiré de froid sur le rivage si un Portugais, Georges Alvarez, touché de compassion à ce spectacle, ne l'eût pas fait conduire dans une hutte qui lui appartenait : gîte bien précaire d'ailleurs et dont la toiture de chaume, comme les murailles, était crevassée de toutes parts. Le remords, plutôt que la pitié y amena le chirurgien du navire; cet homme était fort malhabile en sorte que les saignées qu'il opéra augmentèrent les souffrances du malade, sans nul profit. Le délire se déclara : Xavier n'y parlait que de Dieu et de la Chine, tant son cœur en était rempli !
Source : Gallica

Frédéric Rouvier Saint François-Xavier, apôtre des Indes… (1890)

Il chercha à gagner la confiance du jeune maître, en lui recrutant des auditeurs, et la joute s'engagea pour la plus grande gloire de Dieu entre Ignace de Loyola, soutenu par la grâce divine, et Xavier, le pauvre captif du monde et de ses stériles applaudissements !
« Que sert à l'homme de gagner l'univers.? » Tous les jours, cette parole calme, grave, solennelle, résonnait aux oreilles de François. Il y répondit plus d'une fois par
d'amères railleries
Source : Gallica

Frédéric Rouvier Saint François-Xavier, apôtre des Indes… (1890)

L'apôtre était défcidé à partir avec ce vaisseau pour rejoindre près de Malacca une ambassade Siamoise qui devait se rendre en Chine un peu plus tard, quand Dieu l'appela à la récompense des élus.
François avait quarante-six ans à peine et il n'était aux Indes que depuis dix ans et demi.
Quand on déploie une carte et qu'on embrasse du regard les pays que notre Saint a évangélisés, en face de ce travail immense l'imagination reste confondue. Comment en si peu de temps un seul homme a-t-il pu mener une telle œuvre à bonne fin?
Source : Gallica

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