Résumé

Portrait de Gaston Boissier Gaston Boissier Un Savant du XVIIIe siècle. — Jean-François Séguier

La manie du bel esprit gagna tout le monde, et l’on se laissa séduire par cette littérature fade qui était à la mode dans les salons et les académies. Cependant l’amour de l’antiquité subsistait encore, et, à dire vrai, il n’a jamais tout à fait disparu de ce pays, où l’antiquité est si vivante. Ces beaux monumens restés debout, ces médailles et ces inscriptions qu’on y découvre et qui sollicitent sans cesse la curiosité, y ont entretenu comme une école permanente d’archéologie. C’est là que se forma Séguier.
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Portrait de Gaston Boissier Gaston Boissier Un Savant du XVIIIe siècle. — Jean-François Séguier

Après avoir raconté à La Bastie que le savant Graverol fut un jour visité par un prêtre habillé à l’espagnole qui disparut tout d’un coup au coin d’une rue, et que, convaincu qu’il venait de voir le diable, il rentra chez lui très malade et faillit mourir de peur, Séguier ajoute avec un sérieux incroyable : « tout homme de bon sens doit penser que c’est une fable. Une conversation de trois ou quatre heures avec le diable est un événement fort extraordinaire et peut-être la chose la plus rare dont on puisse entendre parler. »
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Portrait de Gaston Boissier Gaston Boissier Un Savant du XVIIIe siècle. — Jean-François Séguier

Homme excellent, satisfait de tout, prenant le temps comme il venait, oubliant les ennuis et les mécomptes quand il était avec ses livres et ses médailles, il adorait les siens, et nous ne pouvons nous empêcher de sourire quand nous le voyons dans ses lettres s’interrompre, au milieu des plus graves dissertations sur les monnaies consulaires ou impériales, pour demander à Séguier quelques aunes de ces belles étoffes de soie qu’on fabriquait à Nîmes, et dont il voulait faire cadeau à sa femme.
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