Georges Notin

Résumé

Georges Notin Scarlatine et streptococcie (1900)

Il n'y avait plus qu'un pas à faire pour rendre le streptocoque responsable de tous les accidents de la scarlatine, et il fut fait en 1890 par A. Berge qui, s'appuyant sur l'opinion de Fiessinger et sur les travaux d’Hutinel, de Müssy et de Dowson, conclut formellement à l'origine streptococcique de la scarlatine.. Pour lui : la scarlatine est une affection locale, l'agent infectieux est le streptocoque qui, localisé aux amygdales, secrète une toxine érythématogène, et cette toxine, diffusant dans l'organisme produit l'éruption cutanée et muqueuse pathognomonique de l'affection.
Source : Gallica

Georges Notin Scarlatine et streptococcie (1900)

Il existe enfin une maladie connue depuis fort longtemps, décrite complètement bien avant la découverte de la bactériologie, maladie qui, à elle seule, offre le tableau le plus complet de la streptococcie sous toutes ses formes : la lièvre puerpérale.
Mais il est une complication de la scarlatine qui, jusqu'à ces derniers temps, fut considérée comme faisant partie du processus morbide de la maladie elle-même, nous voulons parler de la néphrite. C'était, disait-on, le poison scarlatineux qui, éliminé par le rein, produisait l'albuminurie.
Source : Gallica

Georges Notin Scarlatine et streptococcie (1900)

Après l'avènement de la bactériologie, lorsque le diagnostic microscopique vint compléter le diagnostic clinique, on constata que parmi un grand nombre d’agents microbiens trouvés dans le pus ou les organes atteints, il en était un qui se faisait remarquer par sa fréquence, par sa constance même, c'était le streptocoque.
On le trouvait souvent meme à l'état pur, sans adjonction de staphylocoque ou autre microbe. On cultiva cet agent, on l'inocula aux animaux, et l'on vit qu'il était pathogène. Une nouvelle maladie était créée, la streptococcie.
Source : Gallica

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