Guillaume Apollinaire,
Le Flâneur des deux rives
“ Lorsque la garde nationale fut supprimée, l’Hôtel des Haricots se trouva sans destination, et la Ville y fit son dépôt de l’éclairage. Tel quel, il constitue un musée assez curieux, propre à éclairer — c’est le mot — sur la façon dont s’illuminent, la nuit, les rues parisiennes. Il n’y a plus que très peu de lanternes anciennes. On les a vendues aux communes suburbaines, mais en revanche, quelle forêt, sans ombre, de fûts en fonte, de lyres, de réverbères à gaz et à l’électricité ! On n’y voit guère de bronze ; il n’y a de réverbères en cet alliage coûteux qu’à l’Opéra. ”
