Résumé

Gustave d’Alaux Le Portugal à l’Avènement de dom Pedro V

La victoire se transforme en nécessité de concessions, chaque réaction en désistement, chaque lutte en apaisement de griefs, chaque insurrection en progrès de légalité. Tout choc devient, en un mot, cohésion, et tout danger garantie.
On comprend maintenant pourquoi, à la mort de dona Maria, le pouvoir royal s’est retrouvé plus fort, plus respecté, plus inébranlable qu’au début même de cette avalanche de pronunciamentos dont il était assailli depuis quinze ans. En pesant sur l’idée monarchique, l’insurrection n’avait servi qu’à la faire entrer plus avant dans le sol.
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Gustave d’Alaux Le Portugal à l’Avènement de dom Pedro V

Elles cèdent d’autant plus aisément à la tentation, qu’elles la croient volontiers légitime par un travers de vanité qui est la plaie des petits peuples. Nul n’est prophète dans son village. Or le Portugal, qui n’a qu’une seule université où passe et fraternise toute la classe lettrée de la nation pour converger de là vers les deux uniques grands centres de Lisbonne et de Porto, où les relations d’école se continuent, le Portugal n’est sous ce rapport qu’un grand village. Personne n’y fait accepter sa supériorité, car personne n’y a le prestige de l’inconnu.
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Gustave d’Alaux Le Portugal à l’Avènement de dom Pedro V

II En Portugal comme en Espagne, la propagande révolutionnaire avait si peu entamé le paysan, la facilité de la vie dans ces climats privilégiés et la charité, à bon marché prodigue, des couvens rendaient pour lui si tolérables les exactions de la féodalité ecclésiastique et laïque, — il était, en un mot, si peu fait à l’idée qu’une société pût subsister sans moines et sans seigneurs terriens, qu’il avait d’abord accueilli le nouveau régime avec ce mélange de défiance et de stupeur que provoque l’invraisemblable.
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