Résumé

Histoire de la guerre de 1870-1871… (1872)

Contraints d'abandonner Paris à l'armée, dont la marche sûre et rapide l'atteindrait bientôt dans ses derniers refuges, la Commune avait résolu de ne laisser à ses vainqueurs que des ruines.
Inspiration d'une haine infernale, et en même temps moyen de résistance puissant, l'incendie devait éclater sur tous les points, à mesure que l'insurrection serait réduite à reculer.
Nul doute qu'un plan d'ensemble n'ait été conçu dans ce sens. Les dispositions avaient été prises pour son exécution. L'arrivée empressée des troupes a sauvé Paris d'un embrasement général.
Source : Gallica

Histoire de la guerre de 1870-1871… (1872)

Celui qui n'a rien, qui est un paresseux, un ivrogne, un débauché, a le droit de venir partager ce que l'homme laborieux, rangé et économe a acquis au prix de ses sueurs et de son travail. Terre, capital, argent, meubles, maisons, tout devait être mis en commun : c'était la revendication de celui qui n'a rien contre celui qui possède quelque chose.
En conséquence de ces principes, on vit les chefs de cette insurrection qui triomphait dans tout Paris, piller les caisses publiques et privées, arrêter ceux qui leur paraissaient suspects, fermer les églises, fusiller ceux qui résistaient.
Source : Gallica

Histoire de la guerre de 1870-1871… (1872)

C'est le coeur navré de douleur que nous déposons les armes. Ni les souffrances, ni la mort dans le combat n'auraient pu contraindre Paris à ce cruel sacrifice. Il ne cède qu'à la faim; il s'arrête quand il n'a plus de pain. Dans cette cruelle situation le Gouvernement a fait tous ses efforts pour adoucir l'amertume d'un sacrifice imposé par la nécessité. Depuis lundi soir il négocie; ce soir a été signé un traité qui garantit à la garde nationale tout entière son organisation et ses armes. L'armée, prisonnière de guerre, ne quittera pas Paris. Les officiers garderont leur épée.
Source : Gallica

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