Résumé

Jean-Baptiste Michel Montmartre et Clignancourt : études historiques (1862)

Grâce au noviciat établi par Madame deBeauvilliers, le couvent de Montmartre était devenu une véritable école de la plus parfaite régularité. Souvent l'abbesse faisait aux jeunes filles des conférences où elle leur expliquait la règle de l'ordre, qu'elle connaissait si bien. On n'entendait plus de discours frivoles dans cette maison naguère si dissolue, et où maintenant les nouvelles du monde ne parvenaient même pas; l'esprit de pauvreté y régnait d'une manière absolue. Cependant l'abbesse n'en donnait pas moins ses soins à l'administration temporelle de son monastère.
Source : Gallica

Jean-Baptiste Michel Montmartre et Clignancourt : études historiques (1862)

Par la bonne direction de Marie de Beauvilliers, le monastère de Montmartre devint, après l'abbaye de Saint-Denis, le plus important et le plus riche du diocèse de Paris, et un des plus célèbres de l'ordre de saint Benoît. Pendant la longue carrière de Madame de Beauvilliers, ses travaux et la pureté de sa vie lui avaient acquis une si grande célébrité, que plusieurs couvents de France désirant aussi embrasser la réforme, lui demandaient des avis, et s'estimaient heureux de pouvoir obtenir pour les diriger des supérieures formées sous sa direction.
Source : Gallica

Jean-Baptiste Michel Montmartre et Clignancourt : études historiques (1862)

Le couvent de Montmartre était alors dans l'état le plus triste par suite des guerres civiles qui avaient désolé tous les environs de Paris. Le jardin était en friche, les murs de l'enclos renversés, le réfectoire servait de bûcher, le cloître, le dortoir et le chœur étaient convertis en promenoir; peu de religieuses suivaient les offices, et quelques-unes étaient obligées de travailler pour vivre. Les récoltes étaient saisies, la crosse abbatiale engagée pour 200 écus ; les fermes avaient été louées à vil prix.
Source : Gallica

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