Résumé

H.-M. Delsart La dernière abbesse de Montmartre… (1921)

Une partie de l'enclos du monastère qui fut ainsi sauvé, pour vingt mois, de la spoliation, a échappé à la profanation. Là s'élève la blanche basilique du Sacré-Cœur, et auprès d'elle, à l'est et au sud de l'église Saint-Pierre, le jardin du Calvaire avec ses oratoires en grottes souterraines, avec la vieille citerne qui recueillait l'eau du ciel pour les servantes du Seigneur ; ce jardin recueilli, mélancolique et doux, sous les ombrages duquel semblent s'être réfugiés, comme sous les voûtes de Saint-Pierre, tous les souvenirs de l'antique abbaye.
Source : Gallica

H.-M. Delsart La dernière abbesse de Montmartre… (1921)

L'accusation était d'avoir conspiré dans la prison contre le peuple et d'avoir projeté l'assassinat des représentants et des membres du Comité de Salut public. La première personne accusée fut une femme de quatre-vingts ans, l'Abbesse de Montmartre, Mme de Montmorency, elle se leva avec peine, et quand elle fut debout, salua avec un sourire paisible tous les convives. Les plus prochent lui baisèrent la main. — Personne ne pleura, car, à cette époque, la vue du sang rendait les yeux secs. — Elle sortit en disant : Mon Dieu !
pardonnez-leur, car ils ne savent ce qu'ils font.
Source : Gallica

H.-M. Delsart La dernière abbesse de Montmartre… (1921)

Les moniales glacées d'épouvante se serraient autour de leur abbesse, s'efforçant de racheter les offenses à la majesté divine par leur vie de prière et de sacrifice. La Révolution s'accélérait et la vague de sang passait. La loi des suspects livrait les catholiques fidèles à toutes les haines et les moniales de Montmartre, dont la présence à Saint-Denys était officielle, se trouvaient à la merci de la plus vulgaire malveillance, d'une simple indiscrétion auprès du Comité de Sûreté générale, à Paris, bien plus redoutable que le Comité de Surveillance de Saint-Denys.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature