Résumé

L. de Lavergne Études d’économie rurale - La Ferme de Masny

Si M. Barral s’était borné à dire que plus l’agriculture se perfectionne, plus le bénéfice de l’exploitant grandit, il serait resté dans le vrai ; mais il a trop généralisé ce qui n’est encore qu’une exception. Il y a jusqu’à présent peu de fermes, même en Angleterre, où le profit de l’exploitant dépasse ou égale la rente du sol, et cependant on ne peut nier que beaucoup ne soient prospères. Tout dépend du capital d’exploitation comparé au capital foncier. À mesure que le capital d’exploitation s’élève, le profit monte, et c’est justice. De même la rente du sol ne se règle pas arbitrairement.
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Recommandons l’élévation aussi grande que possible du capital d’exploitation et par suite du bénéfice qu’il procure, mais sans porter atteinte à la rente du sol. Conseillons l’emploi des engrais auxiliaires, sans les présenter comme les seuls moyens de salut. Constatons la richesse produite par la betterave à sucre, sans prétendre la généraliser. Il n’y a qu’un système qui puisse s’appliquer à tous les cas, à la petite culture comme à la grande, aux pays pauvres comme aux pays riches : c’est l’assolement alterne avec ou sans base de prairies naturelles, en y ajoutant l’engrais humain.
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Malgré sa définition exclusive du produit net, M. Barral attache encore plus d’importance au produit brut. « Le produit brut, dit-il, importe beaucoup plus à un pays que le produit net ; le produit net intéresse particulièrement l’exploitant du sol, le produit brut est la grande affaire du pays. » Ici encore, je ne puis être de son avis. Le produit net, même entendu dans un sens plus large et comprenant la rente et l’impôt, n’intéresse pas moins le pays tout entier que le produit brut.
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