Laura Vulda

Résumé

Laura Vulda Ondes fatales (1934)

Avec de l'argent, tout s'arrange. Le labyrinthe fut escaladé, escamoté, pour ainsi dire, et du sommet, nous eûmes le plus ravissant des spectacles. Des arbres, plus touffus, plus chargés de fleurs, plus odorants encore, il me sembla, que ceux de l'Inde; des cascades naturelles, tombant dans un gouffre vertigineux, des tombeaux chinois en céramiques curieuses, des vases grandioses et précieux, et, tout à coup, sur un plateau, l'inévitable hôtel-restaurant, payant cher son « point de vue » et le faisant payer plus cher encore.
Source : Gallica

Laura Vulda Ondes fatales (1934)

Le tremblement de terre qui provenait de l'éruption d'un volcan peu éloigné, avait eu, comme suite fâcheuse, une pluie de cendre blanche qui recouvrait tout, écrasant les arbustes fragiles (vanille et café) et se mêlant au latex dont les milliers de récipients étaient vidés tous les jours. Les indigènes n'appartenant pas à la plantation se voyaient, d'un coup, privés de leur maigres ressources, car, sous la cendre, ils ne pouvaient pas ramasser le suc laiteux, un peu mêlé de bois ou de terre, qu'ils venaient vendre à la porte de l'usine.
Source : Gallica

Laura Vulda Ondes fatales (1934)

Et comme ce n'est pas accordé, Paul monte sur ses ergots, gonfle son cou frêle de poulet et invective les gens du bureau en réclamant sa note. On redescend mes bagages qu'on avait déjà placés dans une chambre voisine de celle de Paul. Une voiture s'avance comme par enchantement. Tandis que nous contournons l'allée réservée à la sortie, bordée d'arbres immenses et de pergolas naturelles, sur laquelle des bornes ajourées en marbre, en stuc ou en porcelaine, font des taches claires et inattendues, je me demande où l'on ira.
Paul connaît une pension modeste, tenue par une
dame française.
Source : Gallica

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