Léon Chapron

Léon Chapron

Résumé

Portrait de Léon Chapron Léon Chapron Le long des rues (1882)

Où je veux louer sans réserve M. Daudet, c'est de nous avoir montré la vraie courtisane-mère en Ida de Barancy. Dussé-je faire bondir Dumas, Feuillet et les attendris qui viennent à leur suite, c'est telle, et non autre, qu'est la courtisane-mère. Je les vois réduits à leur dernier argument, et qu'ils emprunteront à Daudet lui-même : « Ce sont des mères dénaturées, abominables, nous n'y contredisons point.
Que voulez vous? Elles ne savent pas ! » Je connais cette vieille théorie de l'inconscience que les bénisseurs invoquent d'un cœur léger.
Source : Gallica

Portrait de Léon Chapron Léon Chapron Le long des rues (1882)

Alors que les Anglais arrachaient à la mort les deux tiers de leurs blessés, grâce à leur merveilleuse installation, nous, bons Français, cantonnés dans notre routine, nous perdions soixante-quinze mille hommes, enlevés pour la plupart par la fièvre et la pourriture d'hôpital. N'espérez donc pas nous leurrer avec vos grands mots détournés de leur sens réel ! C'est mal aimer le pauvre que de l'aimer ainsi !
En somme, je ne veux pas éterniser cette question de l'hôpital — bien que ce soit là une chronique de Paris, et une vraie, et une douloureuse, je vous en réponds.
Source : Gallica

Portrait de Léon Chapron Léon Chapron Le long des rues (1882)

En quelques jours elle mourra tout net, sous l'œil vigilant de la faculté.
Infection au dedans, infection au dehors : tel est l'hôpital actuel. Mon contradicteur, ardent défenseur de l'Hôtel-Dieu, se livre à une aimable sensiblerie. Quelle consolation que d'attraper une maladie contagieuse dans un énorme monument qui a coûté soixante millions et a procuré à
l'empereur Napoléon III l'occasion de lancer une antithèse hardie à propos de l'hôpital et de l'Opéra — la maison de souffrance des pauvres et la maison de plaisirs des riches!
Source : Gallica

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