M. Sage, Trois Siècles de la vie d'une famille d'artisans-paysans (1913)
“ Il ne se séparait guère de moi : j'étais son aîné, déjà il me voyait homme et fort, travaillant avec lui. Quelle guirlande de beaux rêves le paysan tresse autour de la tête de « son aîné » ! Et, crue et froide réalité, neuf fois sur dix ce dernier devenu homme trouve que le vieux s'éternise indécemment sur la terre, alors qu'une place si tranquille l'attend dessous. Mais ne condamnons pas l'illusion rose, sans laquelle nul n'aurait le courage de vivre la vie jusqu'au bout. ”
