Résumé

Malouin L’Encyclopédie, 1re éd.

Les opérations de l’alchimie ont quelque chose d’admirable & de mystérieux ; il faut remarquer que lorsque ces opérations sont devenues plus connues, elles perdent leur merveilleux, & elles sont mises au nombre des opérations de la chimie ordinaire, comme y ont été mises celles du lilium, de la panacée, du kermès, de l’émétique, de la teinture de l’écarlate, &c. & suivant la façon, dont sont ordinairement traitées les choses humaines, la chimie use avec ingratitude des avantages qu’elle a reçûs de l’alchimie : l’alchimie est maltraitée dans la plûpart des livres de chimie.
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Malouin L’Encyclopédie, 1re éd.

ALCHIMIE, s. f. est la chimie la plus subtile par laquelle on fait des opérations de chimie extraordinaires, qui exécutent plus promptement les mêmes choses que la nature est long-tems à produire ; comme lorsqu’avec du mercure & du soufre seulement, on fait en peu d’heures une matiere solide & rouge, qu’on nomme cinabre, & qui est toute semblable au cinabre natif, que la nature met des années & même des siecles à produire.
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Malouin L’Encyclopédie, 1re éd.

Dire que l’Alchimie n’est qu’une science de visionnaires, & que tous les Alchimistes sont des fous ou des imposteurs, c’est porter un jugement injuste d’une science réelle à laquelle des gens sensés & de probité peuvent s’appliquer : mais aussi il faut se garantir d’une espece de fanatisme dont sont particulierement susceptibles ceux qui s’y livrent sans discernement, sans conseil & sans connoissances préliminaires, en un mot sans principes.
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