Résumé

Portrait de Narcisse-Achille de Salvandy Narcisse-Achille de Salvandy Seconde Lettre à M. le rédacteur du "Journal des Débats"… (1827)

Il faut des élections furtives sous l'empire d'une législation qui a voulu que la terrible exception de la censure cessât au moment d'élections générales , pour faire place, quels que fussent les événemens, au grand jour de la publicité ! Imagine-t-on quelque chose de plus hardi et de plus coupable que cette agression au principe de vie du gouvernement qui nous régit, et avais-je assez raison de dire, Monsieur, que la censure et la charte sont incompatibles l'une avec l'autre, comme la tyrannie et la liberté, comme le repos et les réactions, comme la religion des sermens et le parjure?
Source : Gallica

Portrait de Narcisse-Achille de Salvandy Narcisse-Achille de Salvandy Seconde Lettre à M. le rédacteur du "Journal des Débats"… (1827)

Le pays saurait ce que deviennent ses marins et sa gloire. Il ne concevrait pas des alarmes exagérées peut-être ; et si toutes les garanties constitutionnelles n'étaient pas dès long-temps faussées, la France aurait eu dès long-temps raison de quiconque l'offense, soit au-dedans, soit au-dehors. La presse, lorsqu'elle vivait encore, sauvait du moins l'honneur national; l'étranger entendait les doléances publiques; il n'avait garde de confondre avec un cabinet qui a eu le malheur de ne pas laisser une de nos frontières sans insulte un peuple qui ne laissa jamais une insulte sans vengeance.
Source : Gallica

Portrait de Narcisse-Achille de Salvandy Narcisse-Achille de Salvandy Seconde Lettre à M. le rédacteur du "Journal des Débats"… (1827)

L'affaire de la Grèce semble être de tous points le triomphe de la publicité. Car la publicité, par sa bienfaisante puissance, a entraîné les cabinets, et les cabinets n'auraient pas aujourd'hui à lutter contre les résistances de l'Autriche , à s'inquiéter de ses complots, s'il n'y avait là un grand empire où le silence des peuples laisse dénués d'assistance tous les conseils d'une politique magnanime.
Ballotté entre des influences ennemies, le ministère a osé enfin rompre la chaîne qui le liait tout entier au système étroit, craintif, barbare de la cour de Vienne.
Source : Gallica

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