Pierre-Henri Dugied

Résumé

Pierre-Henri Dugied Projet de boisement des Basses-Alpes… (1819)

Les communes des Basses-Alpes sont pauvres, je le sais ; c'est là, comme par-tout, le grand argument que l'on oppose à tout projet d'amélioration : mais ce que je sais aussi, c'est que plus des communes sont pauvres, plus elles ont intérêt à conserver le peu qu'elles ont. Leurs richesses ne consistent guère alors que dans leurs récoltes : donc toute dépense tendant à leur conservation est de première nécessité. Je voudrais un bon garde, si j'étais habitant d'une pareille commune ; c'est la dépense à laquelle je regarderais le moins.
Source : Gallica

Pierre-Henri Dugied Projet de boisement des Basses-Alpes… (1819)

La contribution que paie dans les Basses-Alpes l'hectare de terre inculte, est de 22 centimes, terme moyen ; cet impôt est si modique, que sa remise semble à peine devoir être un avantage. Néanmoins le mot d'impôt a en soi, pour le plus grand nombre des hommes, quelque chose de si pesant, que je regarde comme un encouragement, au moins moral, d'accorder à tout propriétaire qui s'engagera à remettre en nature de bois une propriété inculte, la remise, pour dix années, des contributions assises sur cette propriété.
Source : Gallica

Pierre-Henri Dugied Projet de boisement des Basses-Alpes… (1819)

Avant d'exposer comment on pourrait se procurer des graines aux moindres frais possibles, et de rechercher ce qu'elles pourront coûter, je dois dire que l'opération du boisement des montagnes se compléterait d'une manière bien avantageuse, si l'on semait sur les cotes trop ardues, trop dépouillées de sol végétal, des buis et des genêts ordinaires. Les genêts augmenteraient les ressources de la vaine pâture, et plus tard, lorsqu'ils auraient acquis tout leur développement, ils fourniraient, avec le buis, la seule matière d'engrais qui existe presque dans le département.
Source : Gallica

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