Tibulle,
Œuvres de Catulle, Tibulle et Properce
“ C'est pour le vieillard caduc qu'il faut réserver tes rigueurs : de grâce, épargne un jouvenceau. Ce n'est point la maladie, mais l'excès de son amour qui a flétri son teint. L'infortuné ! combien de fois, en ton absence, n'a-t-il point exhalé sa douleur en plaintes amères, et versé des torrents de larmes ? D'où viennent ses mépris ? s'écrie-t-il ; je pouvais mettre en défaut la vigilance de ses gardiens. L'Amour enseigne lui-même aux amants à tromper. Je connais les jouissances furtives de Vénus ; je sais comprimer mon haleine, et ravir des baisers sans bruit. ”
